Hausse du prix du carburant : Bah Oury prédit une grave crise en Guinée

3 août 2021 à 23 11 11 08118
Bah Oury, président du parti UDRG

Après une période de tâtonnement, le gouvernement guinéen a procédé ce mardi, 03 août 2021, à l’augmentation du prix du carburant à la pompe. Désormais, le litre passe de 9 000 à 11 000 francs guinéens. Une décision qui ne laisse pas indifférent l’opposant, Bah Oury, qui prédit des conséquences fâcheuses pour le pays.

Joint au téléphone peu après l’annonce de la nouvelle, l’opposant Bah Oury a précisé que cette augmentation est le résultat de la mauvaise gouvernance caractérisée par le surendettement de l’Etat vis à vis du trésor public.

« Cette augmentation du prix du carburants n’est pas une surprise en soi parce que la Guinée, depuis pratiquement 2020, traverse une crise financière sans précédent. L’année 2020 a été de ce point de vue une année catastrophique avec un endettement extrêmement élevé. C’est par rapport simplement aux avances au trésor public que la Banque centrale a accordé, on a atteint des ponts qui étaient de l’ordre cinq milles milliards de francs guinéens en 2020. Donc, cela veut dire que l’Etat guinéen a vécu et a fonctionné sur un endettement qui n’a fait que s’accumuler dans le temps », explique le président de l’UDRG. 

Selon l’opposant, cette situation n’était pas du tout viable à l’avenir. « Depuis le début de l’année 2021, il y a une dynamique gouvernementale qui consiste à comprimer, de manière autoritaire, les dépenses qui sont déjà votées dans le cadre de la loi de finances 2021 pour ne pas dépenser et pour ne pas exécuter les lignes budgétaires qui ont été déjà adoptées par l’Assemble nationale. 

De l’autre côté, on veut également augmenter les recettes de manière autoritaire, d’où l’augmentation des taxes concernant la téléphonie, concernant maintenant le carburant et d’autres aspects qui génèrent des recettes pour l’Etat parce que d’une manière ou d’une autre, il fallait augmenter les recettes avec des contrats de performance qui sont exigés de certaines administrations pourvoyeuses de ressources pour l’Etat comme la douane, les impôts, etc.

Mais, économiquement, ceci n’est pas viable parce que vous ne pouvez pas augmenter les recettes de manière abusive parce qu’en définitive, c’est le consommateur qui va payer, c’est-à-dire la population. Et, la population vie dans une précarité qui s’est accentuée ces dernières années », rappelle l’opposant.

À en croire le leader de l’UDRG, cette augmentation ne restera pas sans conséquences pour les Guinéens. « Ce qu’il faut attendre, on va constater des faillites d’entreprises, des revendications salariales, on verra des administrations qui auront du mal à fonctionner et en fin de compte, la grogne sociale va rejoindre les difficultés économiques et en d’autre termes, on rentre dans une phase extrêmement périlleuse en ce qui concerne le climat politique et social de la Guinée », prédit l’opposant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Hausse du prix du carburant : 11 000 GNF le litre

3 août 2021 à 21 09 19 08198

Le gouvernement guinéen vient d’annoncer la hausse du prix du carburant à la pompe. À partir de demain, mercredi 04 août 2021, le litre d’essence et du gasoil, qui était jusque-là vendu à 9 000 francs guinéens, le sera désormais à onze mille francs guinéens (11 000 GNF). C’est un communiqué conjoint des ministres des Hydrocarbures et du Budget, lu au JT de la télévision nationale, qui a officialisé cette information qui circulait dans la ville de Conakry ce mardi.

À préciser que le prix du transport est officiellement maintenu comme pour dire que c’est le Gouvernement seulement qui devrait voir ses caisses renflouées avec cette augmentation.


À suivre !

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Kankan : des femmes en colère contre la mairie

3 août 2021 à 19 07 33 08338

Dans l’après-midi de ce mardi, 3 août 2021, une quinzaine de femmes extractrices de sable sur les berges du fleuve Milo ont protesté contre une décision de la mairie de Kankan. Les autorités locales leur a demandé de libérer cet espace situé au bord du fleuve Milo où elles stockent leurs chargements de sable destinés à la vente. Mais, les femmes manquent de temps pour écouler le sable déjà extrait et stocké à l’endroit qu’on veut transformer en espace de loisir, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Kaké Kaba, porte-parole des femmes

« On a fait 40 ans ici ! Et, c’est cet après-midi qu’ils sont venus pour nous demander de quitter les lieux. On sait que c’est un domaine de l’État ; mais, ils devaient nous informer à temps, avant qu’on ne fasse l’extraction du sable. Maintenant, nous ne refusons pas de quitter ; mais, ils doivent nous laisser vendre les tas de sables qui sont là. On leur a même proposé d’acheter nos stocks ; mais, ils ont proposé un prix dérisoire qu’on ne peut pas accepter. Maintenant, ils disent vouloir mettre des clôtures sur nos tas de sable. Nous demandons au président de la République d’intervenir, il ne faudrait pas qu’on nous traite comme si on n’était pas des guinéennes. Nous sommes des veuves et c’est ici qu’on gagne nos vies », a notamment plaidé Kaké Kaba, porte-parole de ces femmes.

Mory Colophon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

Interrogé à ce sujet, Mory Colophon Diakité, le maire de la commune urbaine de Kankan, a reconnu n’avoir pas informé les femmes à temps. Toutefois, il laisse entendre qu’un compromis a été trouvé avec elles. « C’est le conseil communal qui a voté l’aménagement de cet espace qui se trouve au bord du fleuve Milo. Les garages Auto et Moto qui étaient là-bas ont été déguerpis. Mais, il se trouve que les femmes aussi extraient le sable du fleuve pour vendre. La vérité est qu’elles n’ont pas été informées à temps que le travail devrait commencer maintenant. Mais, on leur a proposé de venir et nous nous sommes entendus. C’est soit le promoteur (qui veut embellir les lieux) achète leur sable ou alors on leur trouve un coin où elles continueront à vendre le sable », a rassuré le premier citoyen de Kankan.

À rappeler que depuis des années, certains citoyens de Kankan s’adonnent à cette activité d’extraction de sable sur les berges du fleuve Milo. Une pratique pourtant jugée néfaste sur l’environnement. Désormais, c’est un espace de récréation qui sera aménagé sur cette partie du fleuve pour le plaisir de la couche juvénile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Barrages routiers : les autorités menacent les agents qui rançonnent les voyageurs

3 août 2021 à 17 05 09 08098

Dans un communiqué conjoint, les ministres de la Défense nationale et de la sécurité ont dénoncé la persistance des barrages illégaux en Guinée, malgré la décision contraire du Gouvernement. Les ministres Mohamed Diané et Damantang Albert Camara ont rappelé que de tout le territoire national, seuls les barrages de Bawa (sur la route nationale Dubréka-Boffa), Bangouyah (sur la route nationale Coyah-Kindia), KM66 (sur la route nationale Coyah-Forécariah) sont légaux. À ces trois barrages, s’ajoutent les 4 points de contrôle stratégiques : sur les 4 ponts de Tanéné (Dubréka), sur le pont de Kaka (Coyah), les entrées et sorties de la commune urbaine de Kindia et les barrages frontaliers. Tout autre barrage est donc illégal, indiquent les deux ministres. 

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cet important communiqué conjoint :

Communiqué conjoint des ministres de la Défense et de la sécurité

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Covid19 en Guinée : couvre-feu à 22H, limitation des mariages, baptêmes, funérailles à 50 personnes…

3 août 2021 à 16 04 16 08168

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la Covid-19 se propage comme jamais en République de Guinée. Sans doute à cause de la mauvaise gestion de la maladie, souvent confiée à des responsables cupides, qui ne voient que leurs intérêts égoïstes. Selon les dirigeants de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, il y a une explosion des cas actuellement en Guinée avec l’arrivée de nombreux variants de la covid-19 dont les plus virulents sont : Delta, Alpha, Beta, Gama et Eta.

Face à cette grave propagation de la pandémie mortelle dans notre pays, les autorités guinéennes annoncent de nouvelles mesures. Le couvre-feu par exemple est ramené entre 22 heures et 4 heures du matin, l’interdiction des cérémonies (mariages, baptêmes, funérailles, etc.) quand elles regroupent plus de 50 personnes, le respect des mesures barrières dans les lieux de culte, le respect du port des bavettes, le respect de la distanciation sociale, le lavage des mains…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les nouvelles mesures contre la Covid-19 et ses variants :

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Un enfant perd la vie dans un puits à Labé : explications de sa maman

3 août 2021 à 15 03 45 08458

Les faits se produits dans la soirée d’hier, lundi 02 août 2021, au secteur Gadha Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Amadou Oury Diallo, un enfant âgé de trois ans, était en train de jouer lorsque subitement il est tombé dans ce puits qui était ouvert.

Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, l’enfant a été entrainé dans le puits par un bidon qu’il y a lancé pour puiser de l’eau.

Tiguidanké Diallo, mère de la victime

« J’étais dans la maison en train d’arranger ma chambre. Mon enfant était avec un de ses amis dehors en train de jouer avec des bidons. C’est ainsi que, dans leur course, mon enfant (Amadou Oury Diallo) a pris le bidon qu’il détenait pour essayer de puiser de l’eau. Lorsqu’il a rempli le bidon, celui-ci est devenu lourd dans ses mains. Il a pesé contre lui et a été tiré, par le poids, au fond du trou. J’ai été alertée par les cris des citoyens et je suis sortie constater que c’est mon fils qui est tombé dans le puits. Lorsqu’il a été remonté du fond du trou, il avait bu beaucoup d’eau, c’est qui lui a été fatal », a expliqué madame Tiguidanké Diallo, la mère de la victime.

A noter que le corps de cet enfant qui était à la Maternelle a été enterré ce mardi, 03 Août 2021, à 10 heures au cimetière de Ghadha Pounthioun.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Manque d’enseignants à Koumbia (Gaoual) : 6 écoles primaires fermées !

3 août 2021 à 14 02 57 08578

La situation de l’enseignement en Guinée reste très préoccupante. A l’instar des autres localités du pays, la commune rurale de Koumbia (qui a 45 écoles publiques, communautaires et privées) souffre d’un manque criard de personnel enseignant et d’édifices répondant aux normes requises. Et, au moins dix de ces 45 écoles sont en hangar en ce 21ème siècle. D’autres écoles n’ont pas pu recruter en 2021, par manque de tables-bancs. Lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com qui était récemment sur place, Moussa Kourouma, le Délégué scolaire de l’enseignement élémentaire (DSEE), a déploré la fermeture d’au moins six écoles primaires et communautaires par faute d’enseignants ou manque de tables-bancs. Il s’agit des écoles de Nétéré, Yoro, Payar, Téré, Hounsiré et celle de Fané.

À en croire Moussa Kourouma, malgré le manque criard d’enseignants dans cette commune rurale de Gaoual, les programmes ont été enseignés à 98 %. Un effort vivement salué par le Délégué scolaire de l’enseignement élémentaire (DSEE).

Moussa Kourouma, DSEE de Koumbia

« De décembre 2020 à juin 2021, les enseignants ont fourni un grand effort et ont réussi à atteindre 98 % du programme. Ici, avoir un tel pourcentage est une chose qui mérite d’être saluée. Puisque pour les 45 écoles, il n’y a que 48 enseignants titulaires : 13 femmes et 49 enseignants communautaires dont 3 femmes pour un total de 192 groupes pédagogiques », a dit Moussa Kourouma, avant de préciser que la plupart des écoles ont des niveaux multigrades.

Si tous les enseignants titulaires sont présents depuis un an dans leur lieu d’affectation, ce qui est une chose rare, les problèmes scolaires restent de loin focalisés sur le manque criard de personnel enseignant et qualifié.

« Actuellement, nous avons besoin du double, c’est-à-dire 49 enseignants titulaires de plus que maintenant», a dit M. Kourouma qui a insisté sur le niveau de formation des enseignants.

Mais ce n’est pas tout. Dans la plupart des écoles, il y a des conflits qui opposent les bureaux de l’APEAE aux directions des écoles.

« Koumbia a la chance d’avoir 21 écoles couvertes par le Programme alimentaire mondial (PAM) dont l’impact sur la fréquentation des enfants est sans commentaire. Souvent, l’APEAE veut gérer seule les denrées du PAM, ou c’est la direction de l’école qui veut contrôler toute seule les produits alimentaires et ça crée des problèmes. Mais, dès que je suis informé, j’essaie de régler le différend en insistant sur le caractère de la gestion des denrées offertes par le PAM », précise-t-il.

Pour le Délégué scolaire de l’enseignement élémentaire de Koumbia, à l’instar des autres localités du pays, la scolarisation des enfants et notamment celle des jeunes filles continue d’être lamentable.

« Cette année 2021, Koumbia comptait 5 367 élèves dont 2 678 filles. Mais, si au début il y a un nombre important de filles, ce n’est pas le cas en 5ème et 6ème année. A ces niveaux, on a une diminution drastique du nombre de jeunes filles. Généralement, elles sont victimes des mariages précoces ou des grossesses non désirées. Elles abandonnent très tôt les cours avant même d’être au collège. Ce qui n’est pas bien pour les filles elles-mêmes, leurs familles et toute la société guinéenne », mais ce n’est pas tout, s’empresse-t-il de souligner.

« Vers le mois de mars 2021, quand il y a eu la découverte de l’or à Kounsitel et à Gaoual centre, les écoles se sont vidées d’un trait. Les enfants des classes de 4ème, 5ème et 6ème année et même certains enseignants communautaires ont abandonné les cours pour aller à la recherche de l’or. Heureusement, le gouvernement a interdit l’activité. C’est ce qui nous a aidés à sauver l’année scolaire », s’est réjoui Moussa Kourouma.

A côté du manque d’enseignants, de la vétusté de certains établissements scolaires et des tiraillements sur la gestion des produits alimentaires du PAM, il y a le manque de table-banc qui a empêché le recrutement dans certaines écoles.

« Nous, nous avons reçu tout le matériel pédagogique et les primes des enseignants ne posent plus de problème. Mais il y a ce manque de table-banc dans nos écoles… Koumbia a besoin d’au moins 500 tables-bancs. Cette année, certaines écoles n’ont pas fonctionné par manque de tables-banc et les parents d’élèves ont été informés par le gouvernement qu’ils ne doivent pas en payer. Nous lançons un appel au gouvernement pour qu’avant l’ouverture qu’il puisse nous aider à avoir un nombre suffisant de tables-bancs et permettre une reprise correcte des cours dans toutes les écoles », a plaidé M. Kourouma.

Pour cette année, six écoles des 45 établissements que compte Koumbia, n’ont pas pu ouvrir les portes. Il s’agit des écoles primaires de Nétéré, de Yoro, Payar, Téré, Hounsiré et Fané.

Pour permettre une reprise des cours dans tous ces établissements, le DSEE lance un appel  à tous les acteurs pour venir en aide aux enfants.

« C’est l’occasion pour moi, en tant que DSEE, de remercier toutes les ONG qui interviennent dans le secteur. C’est le cas de l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme (APEPTG) pour le travail qu’elle a fait à Dyoti. Grâce à l’APEPTG, le hangar qui était là depuis 2007, a été remplacé par un bâtiment flambant neuf de trois salles de classe, équipées de tables-bancs et de bureaux pour les maîtres avec un bloc de latrine de trois cabines. C’est une première dans cette municipalité ; et, nous tenons à saluer les membres de l’APEPTG. D’ailleurs, l’établissement inauguré le 17 juillet 2021 porte le nom de son Excellence le Professeur Alpha Condé. Nous n’oublions pas les autres bonnes volontés qui interviennent auprès des APEAE ou qui envoient des livres pour les enfants. Nous saluons tous ces efforts et souhaitons que d’autres suivent ces bons exemples pour mieux aider à faire évoluer l’éducation des enfants de Koumbia », a expliqué Moussa Kourouma, tout en rappelant l’existence d’une dizaine d’écoles en hangar dans la commune rurale de Koumbia.

À rappeler que le gouvernement a révélé que la Guinée dispose actuellement 8 114 écoles primaires publiques dont 14% sont des écoles en hangar ou en construction précaire ; 740 établissements du secondaire dont 569 collèges, 85 lycées et 78 collège-lycées (dans cet effectif, 24 établissements sont en cycle incomplet et 14 en hangar ou en construction précaire), précise le gouvernement.

De retour de Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com   

Tél : 628 08 98 45

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Koumbia (Gaoual) : l’APEPTG soutenue par les autorités locales pour accentuer le reboisement

3 août 2021 à 13 01 42 08428

La dégradation de l’environnement passe aujourd’hui de tout commentaire en Guinée. Une situation aggravée le plus souvent par des agressions de l’écosystème. Pour freiner ce danger, l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual (APEPTG) depuis 7 ans est sur le terrain pour sensibiliser les populations et les acteurs impliqués sur la nécessité de travailler à la restauration du couvert végétal.

Le 24 juillet dernier, cette ONG était dans le District de Madina-Guilédji où elle a procédé au regarnissage de son site de Nyampiya, a constaté un de des reporters de Guineematin.com, présent sur les lieux. A cette occasion, le Président du District de Madina-guilédji, Boubacar Baldé, convaincu des arguments développés par l’APEPTG et de ses efforts sur le terrain, a annoncé officiellement son soutien et son adhésion à cette ONG.

Il s’est engagé à joindre ses efforts à l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme (APEPTG) pour contribuer à la préservation de l’environnement et à la promotion du tourisme à Gaoual.

C’est dans ce cadre qu’il a pris part, le 24 juillet, aux travaux de regarnissage du domaine de l’APEPTG à Doughoun Mbollé, situé à Nymapiya dans le district de Madina-Guilédji, commune rurale de Koumbia.

Après les travaux de reboisement, qui ont permis de planter 2 005 plants forestiers, ce responsable local a dit toute sa satisfaction aux membres de l’APEPTG, Boubacar Baldé a également promis de lutter contre les feux de brousse, la construction anarchique de briques cuites aux bords des cours d’eau mais surtout d’interdire dans sa juridiction la coupe abusive du bois.

Boubacar Baldé, président du District de Madina-Guilédji

« Franchement, nous sommes contents du travail de l’APEPTG. Chaque année, vous venez faire du reboisement dans nos localités. C’est parce que vous aimez votre village, vous aimez votre Sous-préfecture, vous aimez Gaoual et toute la Guinée. Ce que vous faites ici est un travail noble que tout le monde doit saluer puisque la vie est liée à l’eau, et l’eau aux arbres. Si vous restaurez ces écosystèmes, vous donnez la vie à des êtres dont vous ne pouvez pas imaginer le nombre. Et si vous plantez un arbre, vous ajouter quelque chose d’utile à l’humanité entière », a-t-il expliqué à l’entame de ses propos.

M. Baldé a déclaré son adhésion officielle à cette ONG et dit toute sa fierté d’abriter de telles activités dans sa juridiction, menacée par les dérèglements climatiques.

« Vous savez que l’année dernière, nous étions ici à Nyampiya pour reboiser 3,5 hectares et à Guilédji, 4,5 hectares ont été reboisés. Mais cette année, la saison sèche a été plus longue que d’habitude. Certains plants n’ont pas tenu. Il était normal de venir les remplacer. C’est ce que nous sommes venus faire avec les membres de l’APEPTG. Dieu merci, ce regarnissage c’est très bien passé. Quelques 2005 plantés ont été plantés et nous pensons qu’ils pourront réussir. Bien sûr d’autres plants de l’année passée sont là visibles. Mais comme nous tenons à faire d’ici une véritable forêt communautaire, il fallait faire ce travail. Faut-il le souligner que cette année, même des arbres fruitiers ont été emportés par la saison sèche. Beaucoup d’orangers sont tombés secs sous l’effet de la chaleur insupportable. Ce sont des conséquences directes du dérèglement climatique. Mieux, depuis le début de la saison des pluies cette année, il ne pleut presque pas du tout. Cela est ressenti un partout ici. C’est pourquoi, nous saluons l’œuvre de l’APEPTG qui a décidé de revenir sur ces différents sites pour revoir ce qui est fait et apporter des corrections. Nous demandons à toutes les populations de Madina-guilédji de procéder au reboisement d’au moins une plante cette année. C’est ce qui pourra nous sauver », a précisé le premier responsable du District de Madina-Guilédji.

Un plant de 2020 sur le site de Nyampiya

Visiblement satisfait du travail de restauration de l’environnement ambitionné par l’APEPTG, Boubacar Baldé a déclaré que chaque Secteur de son District, a décidé d’offrir un domaine à reboiser à l’APEPTG et les documents sont en voie de normalisation.

Cette année, l’APEPTG a pu planter 6 240 arbres fruitiers et forestiers sur les sites de Dyoti, Bara, Nyampiya et Guilédji. Même si l’objectif des 10 hectares n’a pas été atteint, cet engagement de l’ONG a suscité partout un engouement pour la défense de l’environnement.

De retour de Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Enrôlement des élèves en Guinée : les précisions du porte-parole du MENA, Ansa Diawara

3 août 2021 à 12 12 48 08488

Les examens nationaux de cette année ont déjà été clôturés en Guinée ; mais, les candidats qui ont affronté le baccalauréat unique et le BEPC (brevet d’études du premier cycle) continuent de défiler encore devant les DCE (direction communale l’éducation) et DPE (direction préfectorale de l’éducation) du pays pour se faire enrôler. Cette opération d’enrôlement s’inscrit dans le cadre d’un projet du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) visant à digitaliser le système éducatif guinéen. Et, ce sont les candidats aux examens nationaux de cette année qui sont les premiers à se faire enrôler. Malheureusement, cet enrôlement qui est gratuit se fait payer par moment dans certains centres d’enrôlement. C’est le cas notamment dans certains centres de la commune de Ratoma où des candidats ont déboursé entre 5 000 et 10 000 francs guinéens pour cette opération.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 02 août 2021, Mohamed Ansa Diawara, le porte-parole du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), est revenu sur les fondements et les objectifs de cette opération de digitalisation du système éducatif guinéen, jusque-là très mal compris par les élèves et leurs parents.

Décryptage !

Guineematin.com : l’enrôlement biométrique des candidats au baccalauréat et au BEPC se poursuit sur le terrain alors le BEPC de cette année est loin derrière nous. Dites-nous à quoi va servir cette opération ?

Mohamed Ansa Diawara, porte parole ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

Mohamed Ansa Diawara : je voudrais d’abord rappeler qu’il y a un projet maintenant au niveau du MENA qui porte sur la digitalisation du système éducatif guinéen. Le ministre a souhaité que cette digitalisation commence par les candidats de cette année. Pour rappel, nous avons fait un communiqué parce que les gens avaient commencé à lier cette opération à une quelconque candidature à un examen. Le communiqué a dit que cette opération de prise d’empreinte et de vérification d’information n’a aucune incidence sur le déroulement des examens, aucune !

Dire que quelqu’un n’est pas candidat s’il n’est pas enrôlé, non ! Mais, nous avons voulu commencer par les candidats, parce que ceux-ci sont regroupés et nous pouvons commencer par eux. Maintenant,quels sont les objectifs de cette digitalisation ? Vous avez vu cette année que nous avons recalé beaucoup d’élèves qui voulaient être candidats, des sessions rapprochées, des faux candidats… C’est cette digitalisation qui va nous permettre, chaque année, d’avoir des candidats propres. On n’a plus besoin de remonter les listes des candidats. Les listes viennent d’elles-mêmes parce que nous avons des informations. Aucune direction, aucune école ne va faire une liste et remonter. C’est automatique. Ça permet donc l’élimination des sessions rapprochées et des gens non admis qui viennent s’installer dans les classes. Deuxièmement, nous allons introduire des diplômes et relevés de notes sécurisés avec photo numérique. Quand vous allez mettre votre empreinte, votre diplôme et le relevé aussi vont sortir. Il n’y a pas de moyen de tricher.Également aux bacheliers de se porter candidats à des nouveaux examens. Vous savez, il y a des candidats, des bacheliers, qui sont déjà à l’université, qui viennent faire le bac pour être lauréat. Alors, quand on est déjà fiché, on ne peut plus faire ça. Parce que dès que vous mettez votre main, on sait déjà que vous êtes passé par là et que vous avez eu votre examen. Également, empêcher l’inscription des élèves de la 5ème année pour la 6ème, de la 9ème année pour le BEPC, de la 12ème année pour la terminale. Quand chacun est dans sa place, il n’y a pas de possibilité pour sortir et être candidat. Là aussi, c’est pour enfin obtenir des listes propres, fournir des statistiques fiables et produire des résultats crédibles. Voici l’objectif de la digitalisation ou de l’enrôlement qui est en train de se passer.

Guineematin.com : Vous savez que nous sommes déjà en période de vacances et la plupart des élèves changent de lieu. Est-ce qu’il y a des dispositions prises par le MENA pour retenir ces élèves jusqu’à la fin de l’enrôlement ?

Mohamed Ansa Diawara : évidemment, je vous rappelle que ceux qui ont été candidats au baccalauréat unique de cette année se sont fait enrôler au cours du bac. Et, après le bac, pendant le BEPC, ils revenaient dans leurs centres parce que les agents étaient là pour les enrôler. A l’heure qu’il fait, je pense qu’il n’existe pas un seul candidat au bac qui ne s’est pas fait enrôler. S’il en existe encore, ils peuvent venir directement dans les différentes directions soit communales à Conakry ou préfectorales à l’intérieur du pays, parce que les agents sont encore sur place.

Pour ceux du BEPC, l’effectif est tellement grand par rapport au bac, à l’heure qu’il fait, il n’y a que 45 à 50% qui se sont fait enrôler au cours de cet examen (BEPC). Le département a décidé d’envoyer le fichier au niveau de chaque direction, soit communale ou préfectorale pour que, à l’interne, celle-ci s’organise par DES, aller dans les écoles respectives de ces candidats et les enrôler le plus rapidement que possible. Nous savons que ceux qui ne sont pas enrôlés à l’heure qu’il fait viennent régulièrement dans les DCE et DPE pour prendre les informations. Le cas le plus illustratif, c’est celui de Ratoma qui, malgré qu’on leur a dit d’attendre qu’on vienne dans leurs écoles, ils continuent de venir parce que les candidats pensent que si quelqu’un n’est pas enrôlé, il ne sera pas admis. Non ! On va faire un communiqué, on va appeler les différentes écoles ; et, chaque école va faire appel à ses candidats, parce que nous savons que les candidats ont fini les examens et dans les jours à venir, ils vont être informés que tel jour ils peuvent venir. Nous savons que personne ne peut bouger maintenant parce qu’on vient de finir les examens. Nous rassurons les parents que tous les candidats seront enrôlés soit dans les différentes directions ou bien dans leurs écoles respectives.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a une date limite pour se faire enrôler ?
Mohamed Ansa Diawara :
 il n’y a pas de date ; mais, à partir de demain, les différentes directions vont commencer à informer et toute la semaine-là sera prise pour ça. C’est juste après la fin des examens que tout le monde sera dans son école pour se faire enrôler.

Guineematin.com : à Ratoma, certains élèves disent qu’on leur fait payer de l’argent pour être enrôlés et le montant varie entre 5 à 10.000 francs. Est-ce que cette décision de faire payer l’enrôlement vient du MENA ? Si oui, cet argent va servir à quoi ?

Mohamed Ansa Diawara : c’est important de rappeler que cette vérification d’informations et de prise d’empreinte sont gratuites. Aucun franc ne se paye. Les agents qui le font sur le terrain sont payés par le MENA. Maintenant, si un candidat, un parent d’élève, parce que le guinéen s’appelle corrupteur, veut payer de l’argent à un agent, c’est à son risque et péril. Nous ne réclamons rien et si un agent dit qu’il refuse d’enrôler quelqu’un pour faute de paiement, qu’on dénonce cet agent et tout de suite, on l’enlève-là et on le remplace. Mais, ce n’est pas payant.

Guineematin.com : sur le terrain, on a constaté qu’il y a un nombre réduit des agents recenseurs par rapport à l’effectif des élèves. Cela crée un attroupement indescriptible au niveau des centres. Quelles dispositions le MENA envisage pour désengorger ces centres d’enrôlement ?

Mohamed Ansa Diawara : nous avions envoyé un appareil par centre. Et un appareil par centre, n’eût été la défaillance du réseau de la téléphonie les premiers jours, on aura fini en un temps. Mais, lorsque le réseau est lent, on n’a pas besoin de pression. Chacun vient, un à un, soit en rentrant du centre ou en sortant du centre, le candidat peut se faire enrôler. Maintenant que le baccalauréat est fini, nous allons mobiliser tous les agents au niveau des écoles pour aller enrôler ceux-là qui ne se sont pas encore fait enrôler.

Guineematin.com : Combien de centres ont été retenus pour cette opération ?

Mohamed Ansa Diawara : certainement les précisions viendront des différentes directions ; mais, on a dit que dans chaque direction communale ou préfectorale, il y a des DSE qui vont viser les écoles qui ont envoyé des candidats. Et, dans chaque école, on vient à tour de rôle. On vient à l’école Pierre, les candidats qui ne se sont pas fait enrôler, on les enrôle. Ainsi de suite et on peut même citer les écoles et programmer dix agents ou quinze. Ça dépendra du nombre d’écoles qui ont envoyé des candidats et ont va programmer les agents. Les statistiques sont directement avec les directions qui savent il y a combien d’écoles dans leur commune qui ont présenté des candidats. Ils vont faire un calendrier qu’ils vont afficher.

Guineematin.com : l’examen d’entrée en 7ème année a aussi pris fin ce 02 août. Quel bilan le MENA a pu tirer de cet examen ?

Mohamed Ansa Diawara : parlant du certificat de fin d’étude élémentaire, je voudrais simplement dire que le déroulement du baccalauréat unique session 2021 a été une réussite pour nous. Et, cette réussite a pu continuer de façon croissante. Si le bac a réussi, le BEPC a plus réussi. Si le BEPC a réussi, l’entrée en 7ème année a plus réussi que le BEPC pour la simple raison que ce sont les tous petits, mais qui sont plus conscients que tous les autres. Donc, c’est pour dire que nous disons Dieu merci, les examens se sont déroulés ; et, ceux qui ont voulu aller à l’encontre des principes généraux qui régissent les examens ont été pris, qu’ils s’agissent des candidats ou les enseignants. Et, dans les jours qui suivent, vous serez informé de ce qui va leur être réservé. Ce qui reste clair, les téléphones qui ont été saisis vont être brûlés et les candidats qui ont été pris dans ce cas de figure ont été éliminés. Et, on ne s’arrête pas à l’élimination, il y a une plainte judiciaire qui va les suivre.

Guineematin.com : qu’en est-il aussi des surveillants qui ont été éliminés pour légèreté ?

Mohamed Ansa Diawara : les surveillants, c’est la même chose. J’ai dit élèves et enseignants. Déjà, les élèves eux, ils ont trois sanctions, deux disciplinaires et une pénale. Ceux qui ont été pris avec les téléphones perdent leurs téléphones, perdent leur examen et troisièmement ils vont être poursuivis en pénal. Les enseignants également ont trois sanctions : la première ce qu’ils ont perdu la prime qu’ils devraient avoir pour cet examen, ils sont éliminés de nos examens pendant trois ans désormais et ils vont répondre à la justice. Donc, c’est pour vous dire que les mesures visent toutes les deux catégories.

Guineematin.com : votre message de la fin ?

Mohamed Ansa Diawara, porte parole ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

Mohamed Ansa Diawara : Nous demandons toujours aux parents d’élèves de continuer à soutenir l’école. L’école à elle seule ne peut pas. Le gouvernement fait tout pour que nos examens soient crédibles en créant tous les moyens possibles. Mais, nous ne pouvons pas comprendre que pendant que nous nous faisons ce travail, que les parents par derrière achètent des téléphones sophistiqués, parce qu’on a vu des téléphones de 12 millions, de 20 millions, donner aux enfants. Pour quoi faire ? Pour voler. Ou ce sont les mêmes parents qui donnent de l’argent, un exemple tout à l’heure pour se faire enrôler parce que le guinéen est plus pressé que le mot pressé. Nous leur demandons de nous faciliter la tâche en s’inscrivant dans la même logique que le département. La logique voudrait que les enfants soient notre avenir de demain. Parce que pour terminer, on dit que tant vaut l’école, tant vaut la nation. Si nos enfants sont biens, notre nation sera une nation fortifiée demain. Si nous ne formons que des voleurs, notre nation s’écroulera demain, que Dieu nous en garde. Encore une fois, je souhaite bonne chance à tous les candidats et on vous rassure que les meilleurs réussiront. Toutes les revendications sont reçues. Quand quelqu’un sait qu’il a travaillé et il dit que ce n’est pas sa note, les feuilles sont là. C’est pour vous dire que la correction se fait de façon transparente. L’exemple a été donné à Koubia l’année dernière. Quand les candidats ont réclamé, ils ont fait un mouvement, ils ont été brumés, on les a fait venir et on a sorti leurs copies. Eux-mêmes ont reconnu que ce sont leurs copies, ils ont reconnu que c’était leur valeur. Encore une fois, nous demandons à tous les parents d’accompagner l’école.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé et Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Etienne Soropogui donne les nouvelles des prisonniers politiques : « nous sommes tous malades…»

3 août 2021 à 12 12 07 08078
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

« … nous sommes tous, autant que nous sommes, malades à l’intérieur de cette forteresse. De Ismaël Condé (qui a passé la nuit du samedi à dimanche aux urgences) à Fonikè Menguè (déjà hospitalisé). De Haba à Onivogui, en passant par l’iman Elhadj Abdoulaye Baldé de Wanindara et tous les anonymes, tout le monde traîne une maladie », alerte l’opposant Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes ».

Dans une lettre adresse à ses compatriotes, transmise par ses avocats, le président du parti Nos Valeurs Communes a révélé une manipulation de son dossier médicale pour l’empêcher de sortir de prison. Etienne Soropogui chez lequel on a diagnostiqué une Hypertension artérielle grade 2 (HTA Grade II), une Broncho-Pneumonie bilatérale et une Hypertrophie surrénalienne droite aurait dû bénéficier de la liberté conditionnelle au même titre que les quatre responsables de l’UFDG avec lesquels il avait été arrêté. Mais, le leader politique a été écarté sans doute pour le punir de son opiniâtreté à défendre les « Valeurs » de la République.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre :

Chers compatriotes,

J’ai été particulièrement heureux d’apprendre que mes anciens codétenus Elhadj Chérif Bah, Cellou Balde, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous hauts responsables de l’UFDG avec lesquels j’ai été arbitrairement arrêtés et injustement incarcérés, après avoir passé ensemble de longs mois de détention ont pu finalement retrouver la chaleur du foyer familial.

Ma satisfaction est plus grande, pour le doyen Chérif avec lequel je partageais, avant son admission à l’hôpital, la même cellule et pour lequel je nourrissais de sérieuses inquiétudes en lien avec sa santé que je sais fragile, ainsi que son âge avancé, qui d’un point de vue éthique, est inadapté pour subir les rigueurs de la prison.

Chers compatriotes,

La direction morale que nous entendons donner à notre pays doit nous interdire de suivre ceux qui nourrissent une obsession maladive et une volonté dévorante de segmentation de notre pays en des enclaves ethnique en s’amusant à jouer avec la corde sensible qu’est l’ethnie.

Nous devons comprendre que cela fait partie de l’un des points d’appui de la monstrueuse doctrine cynique de ceux qui nous gouvernent et qui consistent à réduire notre combat, non pas en un affrontement entre visions divergentes, mais en une opposition et un conflit entre communautés. Nous devons refuser de prêter le flanc à ce genre de piège facile.

Combien de fois allons-nous rappeler à ce gouvernement que la politique du ressentiment, du cantonnement communautaire et de l’exacerbation des clivages identitaires n’est pas une recette pour gouverner.

Surtout que leur propension quasi- addictive consistant à nous mettre dans les enclaves ethniques n’affecte pas que notre vivre ensemble, elle nuit à notre sécurité et à notre avenir.

En ce qui me concerne, les valeurs auxquelles je crois m’interdisent d’entrer en collision ou en combine avec ce genre de turpitude morale, tout simplement parce que je veux sortir de prison pour sauver ma « petite tête ».

Chers compatriotes,

Comme vous le savez certainement, j’avais été transféré à partir de la prison, au service cardiologie de l’hôpital Ignace Deen le vendredi 27 Novembre 2020 sur un tableau ou on soupçonnait une embolie pulmonaire. À ma demande et celle de ma famille, un rapport médical retraçant le détail des pathologies diagnostiqués a été commandé.

Ce rapport a dressé les diagnostics suivants :

1- Hypertension artérielle grade 2 (HTA Grade II)

2-Broncho-Pneumonie bilatérale

3- Hypertrophie surrénalienne droite

Nous avons appris par la suite que le rapport médical initialement établi par l’équipe soignante avait été volontairement écarté et éludé par les autorités de l’hôpital, pour enfin produire une version tronquée qui ne retracerait pas de manière honnête et sincère les pathologies diagnostiquées. Ils ont donc insidieusement écarté dans ce rapport le diagnostic d’embolie pulmonaire, alors que de fortes probabilités militaient en faveur de cette pathologie qui est une grande urgence cardio-vasculaire.

J’avais été soumis à un traitement anticoagulant (Lovenox) qui a été interrompu en raison des difficultés à surveiller ce type de traitement en milieu carcéral. Je ne suis donc pas à l’abri de faire d’autres épisodes de thrombose veineuse, voire d’embolie pulmonaire. Il s’agit là d’atteinte extrêmement grave à la déontologie médicale, que d’accepter d’aliéner son indépendance professionnelle sur l’autel des injonctions, des pressions et dividendes politiques.

En tout état de cause, nous nous réservons le droit, mes conseils et moi, de saisir le conseil de l’ordre des médecins pour tentative d’homicide volontaire en lien avec un manque de loyauté à son serment et établissement de certificat tendancieux et complaisant pouvant porter préjudice à une personne privée de liberté.

Chers compatriotes,

Il vous est loisible de poser le constat par vous-même que nous sommes tous autant que nous sommes, malades à l’intérieur de cette forteresse. De Ismaël Condé (qui a passé la nuit du samedi à dimanche aux urgences) à Fonikè Menguè (déjà hospitalisé). De Haba à Onivogui, en passant par l’iman Elhadj Abdoulaye Baldé de Wanindara et tous les anonymes, tout le monde traîne une maladie.

Mais, nous tenons parce que nous avons la conviction solidement ancrée que dans l’intérêt de la lutte pour une Guinée démocratique, débarrassée de la dictature, au delà des beaux discours, il faut savoir faire don de sa personne en acceptant la pression des épreuves, en acceptant de souffrir et en acceptant de se sacrifier. Ce sont là hélas les prix à payer si nous voulons bâtir une société véritablement démocratique.

Et, ce n’est pas le Président Alpha Condé qui a représenté pour une génération de Guinéens, notre génération, un symbole national de Constance Politique et de fidélité à ses idéaux (même s’il les a hélas trahis) pour lesquels il s’était si longuement battu, parfois avec obsession et entêtement, souvent au prix de sa liberté, de sa santé et au prix de son équilibre familial, qui me dira le contraire.

Etienne Soropogui, Président du parti Nos Valeurs Communes

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Distinctions et publications au nom du Premier Ministre : communiqué

3 août 2021 à 12 12 03 08038
Mamadou Dian Diallo, conseiller en communication à la Primature

Il nous revient de constater avec dépit sur les réseaux sociaux et certains médias en ligne, que des organisations à dessin obscures, associent le nom et l’image de monsieur le Premier Ministre à des événements ou initiatives mal saints.

De même, certains groupes de communicants se servent des photos et informations officielles pour se livrer à des fausses annonces et publications qu’ils attribuent à Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Nous rappelons, aux uns et aux autres, que les membres du Gouvernement, à commencer par Mr le Premier ministre, sont soumis à un devoir de réserve, à une discipline gouvernementale qui interdit formellement le parrainage voir la simple participation à des événements et activités sans utilité publique ou impacts positifs sur la vie des populations. Il est important de rappeler en définitive, que le cabinet de Monsieur le Premier Ministre dispose d’un service professionnel qui assure sa communication.

En conséquence, le service de communication de Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, invite les uns et les autres à s’abstenir d’utiliser improprement son nom et son image aux cérémonies et événements opportunistes qu’ils initient et organisent à des fins personnelles et égoïstes.

En tout état de cause, le service de communication de la Primature, se réserve le droit d’user de toutes les voies légales pour protéger la crédibilité, la réputation et l’image de Monsieur le Premier Ministre.

Conakry, le 3 Août 2021

Le Conseiller en Communication et de Relations avec la Presse

Mamadou Dian Diallo

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Mme Condé Kadiatou Sow : « je demande au Pr. Alpha Condé de pardonner à mon mari, Ismaël Condé »

3 août 2021 à 9 09 30 08308
Mme Condé Kadiatou Sow, épouse d’Ismaël Condé

En détention à la maison centrale de Conakry où il est en train de purger une peine de 3 ans et 4 mois de prison pour « offense au chef de l’Etat », l’opposant Ismaël Condé vit son incarcération avec beaucoup de peine. Il est souvent malade (comme beaucoup d’autres détenus politiques d’ailleurs) ; et, à ce titre, il a été hospitalisé plusieurs fois au Centre Hospitalo Universitaire d’Ignace Deen. Aujourd’hui, son épouse, s’inquiète énormément de son sort et implore le pardon du président de la République.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 02 août 2021, Madame Condé Kadiatou Sow demande au président Alpha Condé d’accepter de pardonner son mari (Ismaël Condé).

« Cette situation n’est pas facile… Ça a fait 10 mois qu’il (Ismaël Condé) est emprisonné. Ça serait mentir de dire que notre situation est facile, parce que samedi dernier il était malade et hospitalisé à Ignace Deen. Il est asthmatique, il doit aller chaque mois en France pour ses soins médicaux puisqu’il a cette maladie. Avant-hier, je suis allé là-bas (en prison), ils nous ont permis de nous voir ; mais, dès que tu le vois, tu comprends qu’il est malade. Ce sont ses médicaments qui l’aident ; et, s’ils sont finis, il doit aller voir son médecin traitant à Paris. Mais, le manque de médicaments le fait souffrir. Donc, ce que je peux demander au président Alpha Condé, c’est d’accepter de pardonner mon mari. Car, sa situation sanitaire est difficile. Être condamné pour 1, 2, 3 ans est compliquée pour toute personne qui est là-bas (maison centrale). Alors, je demande au président de lui pardonner, mais aussi de pardonner les autres détenus qui sont en prison. Je suis une femme, qu’il (Alpha Condé) fasse à cause des femmes, à cause de Dieu pour libérer mon mari. Moi, je peux être la fille du président Alpha Condé, alors qu’il fasse à cause de tout cela pour pardonner aux autres et à mon mari Ismaël Condé », a dit madame Condé Kadiatou Sow.

Mamadou Yaya diallo pour Guineematin.com

Tel : 622673681

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Recrudescence de la Covid-19 en Guinée : Dr Ben Youssouf Keïta encourage la vaccination

3 août 2021 à 8 08 55 08558
Dr Ben Youssouf Keïta

Apparue en Guinée en mars 2020, la COVID-19 connait une recrudescence ces derniers temps dans le pays. Avec 25801 cas confirmés (dont 229 décès hospitaliers) à la date du 30 juillet dernier, le pays peine encore à stopper la chaine de contamination. La présence des variants (notamment le très contagieux variant delta) a visiblement accru la contamination ; et, le pays a enregistré neuf (9) morts vendredi dernier, un nombre record d’autant plus qu’il est le plus grand total journalier de décès dans le pays depuis que le coronavirus y est apparu. La situation inquiète les autorités sanitaire du pays et les leaders d’opinion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 02 août 2021, Dr. Ben Youssouf Keïta, membre du bureau exécutif de l’UFDG et ancien président de la commission santé de la 8ème législature de l’Assemblée Nationale, a invité à la population à accepter la vaccination pour construire « une immunité collective » dans le pays. Il indique que la Guinée fait face une « deuxième vague de COVID-19 » ; et, le refus de la vaccination et l’inobservation des mesures barrières ne feront qu’empirer les choses dans le pays.  

 « Cette forme de coronavirus que nous avons en ce moment là, c’est la deuxième vague de chez nous. C’est le variant delta qui est plus meurtrier, plus contagieux. Effectivement, les moyens mis à la disposition de l’ANSS sont là, mais la population paraît traîner les pieds pour la vaccination. Les mesures n’ont pas été honnêtement respectées par la population. C’est ça le danger. Parce qu’on ne peut pas dire qu’il y a manque de vaccination alors qu’il y a les vaccins. Les gens traînent à aller se faire vacciner. Imaginez-vous, il y a que 5% de la population qui est vacciné. Et, pour atteindre l’immunité collective, il faut que les 70% de la population soient vaccinés. La population doit suivre les consignes des autorités en prenant l’exemple même de nos principaux leaders d’opinion, les chefs religieux catholiques et même les leaders politiques. Le président de la République s’est fait vacciner, le président Cellou Dalein Diallo aussi s’est fait vacciner. Ces deux personnes sont les plus influentes du  pays. On doit prendre exemple sur eux. On ne voit pas pourquoi la population traîne les pieds pour aller se faire vacciner… De l’autre côté, il faut combattre l’intoxication. Parce qu’il y a de l’intoxication dans les réseaux sociaux pour dire que quand tu te fais vacciner, dans le vaccin, il y a une puce. Quand tu te fais vacciner, on peut te répertorié partout où tu es. Ça, c’est non seulement désinformer, mais intoxiquer aussi la population afin qu’elle n’aille pas se faire vacciner. Donc, face à une telle situation, le gouvernement doit faire d’abord une campagne de sensibilisation à bâton rompu sur tous les médias et dans toutes les langues du pays. Aussi, faire venir suffisamment des vaccins, au minimum (20 millions de vaccins), prendre des mesures coercitives et inclure toutes les ONGs pour informer et sensibiliser la population pour qu’elles aillent se faire vacciner. Dans ce cas, celui qui refuse de se faire vacciner, on le sanctionne », a indiqué Dr Ben Joussouf Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineatin.com

Tel : 620589527/664413227

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Brouwal (Télimélé) : pose de la 1ère pierre du poste de santé de Longory

3 août 2021 à 0 12 45 08458
Alghassimou Bah, maire de la commune rurale de Brouwal (image d’archive)

Situé à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture de Brouwal, dans la préfecture de Télimélé, le secteur Longory (dans le district de Brouwal-centre) est encore dépourvu de structure sanitaire. Ses habitants partent à Telico pour leurs besoins médicaux. Et, c’est pour remédier à cette situation inconfortable que les ressortissants de Longory vivants à Conakry et à l’étranger ont entrepris la construction d’un poste de santé dans ce secteur. La pose de la première pierre de cette structure sanitaire a eu lieu dimanche, 02 août 2021, en présence des autorités administratives et sanitaires de Brouwal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour la construction de ce poste de santé, les ressortissants de Longory ont mobilisé plus de 80 millions de francs guinéens. Et, ils entendent mettre sur pied cette structure sanitaire dans un délai de 8 mois. C’est une salle d’accouchement, une salle d’hospitalisation, une pharmacie, une salle de consultation et une salle d’attente qui y sont prévues. Et ce dimanche, à l’occasion de la pose de la première pierre de cet édifice, Ibrahima Sory Bah, le représentant des ressortissants de Longory à cette cérémonie, a imploré l’aide des autorités pour atténuer la souffrance des populations de cette localité.

« On a construit une école de trois (3) salles de classe. Mais, depuis sa construction, c’est nous payons les enseignants qui sont là. Aider nous à avoir des enseignants pour diminuer la charge des parents. On n’a pas de forage. Pour ce poste de santé, nous demandons de l’aide pour avoir du matériel, pour avoir des bons conseils pour que le poste de santé fonctionne à merveille », a dit Ibrahima Sory Bah.

De son côté, la cheffe du centre de santé de Brouwal, Massoud Baldé, a promis que toutes les dispositions seront prises pour rendre ce poste de santé opérationnelle dès la fin de sa construction.

Massoud Bah, cheffe du centre de santé de Brouwal

« Nous sommes là parce qu’on parle de santé, nous remercions les ressortissants de Longory pour ce geste. Tout ce dont vous aurez besoin pour le fonctionnement du poste de santé, informez nous, nous le ferons. Quand la construction va finir, nous allons envoyer des agents de santé pour faire fonctionner le poste de santé. Lorsque les agents vont venir, c’est à vous de les entretenir, de tout faire pour qu’ils soient dans les meilleures conditions de travail. Nous sommes à votre entière disposition », a rassuré Massoud Baldé.

Pour sa part, le maire de la commune rurale de Brouwal, Algassimou Bah, a demandé aux populations de Longory de prêter main forte aux maçons qui vont exécuter les travaux de construction de ce centre de santé.

Algassimou Bah, maire de la commune rurale de Brouwal

« Nous saluons les ressortissants pour leurs efforts. Ils ont d’abord construit une école de 3 salles de classe, aujourd’hui c’est la pause de la première pierre du poste de santé. Ce que vous êtes en train de faire, normalement c’est nous qui devons le faire, chaque district ou secteur a droit à un poste de santé, nous encourageons les ressortissants. Je vais dire aux résidents d’aider les maçons pour la construction, que personnes ne prenne même une pelle de béton pour dire je vais réparer un trou chez moi.  Laisser le matériel qui vient pour le poste de santé tranquille… Aux jeunes, je leur demande d’assister les maçons. Nous on va tout faire pour que le poste fonctionne, tout ce qui va venir pour Brouwal sur le domaine de la santé, le poste de santé de Longory va bénéficier », a indiqué Algassimou Bah. 

plan du poste de santé Longory

De Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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