Sujets difficiles, surveillance serrée : les plaintes de certains candidats au CEE

2 août 2021 à 20 08 38 08388

C’est la fin des examens nationaux session 2021, en Guinée. Les candidats au certificat de fin d’études élémentaires (CEE) ont bouclé le processus ce lundi, 2 août 2021. Et à l’issue des épreuves, un reporter de Guineematin.com a rencontré certains candidats devant l’école primaire Kipé 2 (Conakry). Ils ont exprimé des sentiments de joie d’avoir pu passer cet examen dans des bonnes conditions, tout en se plaignant de certains sujets jugés difficiles et de la surveillance « serrée ».

Aïcha Camara

Aïcha Camara, élève au groupe solaire Tongil : « L’examen s’est bien passé pour moi, même si la surveillance n’était pas facile. Les épreuves qui ont été un peu difficiles pour moi, c’est l’Histoire et les Calculs. Mais j’ai pu faire de mon mieux. Je pense bien que je vais avoir mon examen ».

Yombo Youla

Yombo Youla, élève au groupe scolaire Tongil : « Je suis très contente d’avoir pu passer cet examen dans des bonnes conditions. C’est vrai que certains sujets, comme la Géographie, n’étaient pas faciles, la surveillance aussi était très serrée, mais grâce à ce que nos maîtres nous ont appris en classe, j’ai réussi à bien m’en sortir. J’attends avec impatience mon résultat que j’espère très bon ».

Sira Condé

Sira Condé, Élève au groupe scolaire Salem : « Je suis contente de terminer mon examen dans la santé. Je remercie beaucoup mes parents et mes maîtres qui m’ont encadrée. L’examen s’est très bien passé pour moi. J’ai eu des difficultés avec certains sujets, tels que l’ECM et l’Histoire, mais j’ai pu m’en sortir finalement. Dans notre salle, la surveillance n’était pas serrée ».

Djéïnab Diallo

Djéïnab Diallo : « Je suis très heureuse et je pense que je serai admise, parce que les épreuves ont été très abordables pour moi. Toutes les épreuves ont été faciles pour moi. Mais les surveillants étaient très sévères, on ne nous a pas du tout aidés. On ne nous laissait même pas communiquer entre nous dans la salle. Je souhaite qu’il y ait un bon résultat et que mon nom soit inscrit sur la liste des admis ».

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Etats-Unis : Cellou Dalein invité à une rencontre à Denver

2 août 2021 à 20 08 36 08368
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Alors qu’il est interdit de sortir de la Guinée et que son passeport est bloqué par les autorités du régime Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo continue d’être sollicité à l’international. Le principal opposant guinéen est invité à prendre part à la 6ème édition annuelle d’Afrik Impact qui s’ouvre en fin de cette semaine (précisément le 7 août 2021), à Denver, dans le Colorado, aux États-Unis d’Amérique.

Les autorités guinéennes vont-elles lever la restriction de voyager imposée au président de l’UFDG pour lui permettre d’assister à cette rencontre ? Pas sûr. En mai dernier, Cellou Dalein Diallo avait été invité à un colloque international organisé par l’Université de Lomé (Togo). Mais il s’était résolu à participer aux travaux par visioconférence, puisque n’ayant pas eu l’autorisation de quitter le pays.

Depuis la présidentielle du 18 octobre 2020, dont il revendique toujours la victoire, Cellou Dalein Diallo et plusieurs de ses proches sont empêchés de sortir de la Guinée, pour des raisons jusque-là inconnues. Il a tenté par deux fois de voyager au Mali et en Côte d’Ivoire, mais il a été chaque fois refoulé à l’aéroport de Conakry.

Le président de l’UFDG a saisi la justice guinéenne pour protester contre cette situation, rappelant qu’aucune décision ne lui a été notifiée pour dire qu’il est empêché de voyager, mais ses démarches n’ont pas porté fruit.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la lettre d’invitation :

Invitation de Cellou Dalein Diallo Denver

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Retard du paiement des bourses des étudiants : « le ministère sera responsable de tout ce qui adviendra »

2 août 2021 à 20 08 14 08148
Tourkoun Diallo, président du Collectif des étudiants des Universités publiques de Guinée

L’impatience gagne les étudiants guinéens, qui attendent depuis quelques semaines le paiement de la dernière tranche annuelle de leur bourse d’entretien. C’est le président du Collectif des étudiants des universités publiques de Guinée qui l’a fait savoir dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce lundi, 2 août 2021. Tourkoun Diallo prévient le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique que s’il ne prend pas des dispositions pour régler rapidement ce problème, il sera responsable de tout ce qui adviendra.

Depuis quelques semaines, les étudiants guinéens sont en vacances. Mais pour beaucoup d’entre eux, les vacances n’ont pas véritablement commencé. Et pour cause, ils n’ont pas encore leur bourse d’entretien pour les trois derniers mois de l’année. Une situation que déplore Tourkoun Diallo, président du Collectif des étudiants des universités publiques de Guinée.

« Les autorités ont dit qu’elles vont payer les 8 mois de cours. Elles ont payé la première tranche de trois mois, la deuxième tranche de deux mois et il reste la troisième tranche de trois mois (mai, juin et juillet). Habituellement, on paye la troisième tranche dans la dernière semaine du dernier mois de l’année universitaire, c’est-à-dire juste avant le début des vacances. Les cours sont achevés depuis mi-juillet et on s’attendait à ce que la bourse soit payée au plus tard dans la dernière semaine du mois.

 Mais malheureusement, jusque-là, aucune date n’est encore fixée pour ça. Et aujourd’hui, les étudiants commencent à s’impatienter, ils ne cessent de m’appeler et de m’envoyer des messages pour demander quand est-ce que cette dernière tranche sera payée. Même ce matin, j’ai été appelé à 6 heures par des étudiants qui sont à N’Zérékoré et qui doivent venir à Conakry pour les vacances. Il y en a ici aussi qui doivent aller à l’intérieur du pays, ils n’attendent que cet argent-là pour bouger », a-t-il indiqué.

Tourkoun Diallo, président du Collectif des étudiants des Universités publiques de Guinée

Jusque-là, Tourkoun Diallo dit avoir appelé les étudiants à la patience. Mais aujourd’hui, il se dit à bout de souffle. C’est pourquoi, il lance un message à l’endroit du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « Il faudrait que cet argent-là soit payé maintenant, d’ici le 5 août. Il faut qu’une date soit officialisée dans l’immédiat par le ministère ou par la conférence des recteurs pour dire aux étudiants quel jour nous serons payés.

On ne peut plus attendre comme ça, parce qu’on a trop patienté être situé. A compter d’aujourd’hui, si le ministère ne fait pas face à cela, je ne vais plus demander aux étudiants de rester tranquille. Tout ce qui adviendra après, ils en seront responsables », a martelé le président du Collectif des étudiants des universités publiques de Guinée.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Célébration de la fin de l’examen à Boké : une candidate noyée…

2 août 2021 à 19 07 38 08388
Djara Condé, enseignant qui a surveillé la candidate

Les faits se produits ce lundi, 02 août 2021, aux environs de 13 heures. M’mah Hawa Bangoura, élève à ‘’l’école du Centre de Boké’’ et candidate au Certificat d’études élémentaires (communément appelé examen d’entrée en 7ème Année), est allée se baigner au marigot ‘’Moussoulanya’’ pour célébrer la fin de cet examen. Malheureusement, elle s’est noyée dans ce cours d’eau situé dans le centre-ville de Boké. Jusqu’à présent (18 heures30’) elle n’a pas été retrouvée. Et, plus le temps passe, les chances de la remonter vivante de ce marigot s’amenuisent.

Selon des informations a confiées à Guineematin.com, c’est après la dernière épreuve du Certificat d’études élémentaires que M’mah Hawa Bangoura et ses amies, toutes joyeuses, se sont rendues à Moussoulanya. Elles voulaient célébrer ensemble ce début des vacances (en attendant les résultats de l’examen). Malheureusement, depuis qu’elle a plongé dans l’eau aux environs de 13 heures, M’mah Hawa Bangoura n’a pas refait surface. Elle s’est noyée. Et, les recherches en cours n’ont pas encore permis de la retrouver.

Abdourahmane Bah, commandant de l’unité de la protection civile

« Mon service a été alerté qu’une fille s’est noyée au marigot MOUSSOULANYA. Je suis directement venu avec une équipe. On est venu avec des plongeurs qui sont descendus dans l’eau à partir de là où la fille a plongé. On a fouillé jusqu’au niveau de la rencontre des deux fleuves ; mais, jusqu’à présent, on n’a pas vu la fille. Mais, les recherches continuent encore », a indiqué Abdourahmane Bah, le commandant de l’unité de la protection civile.

Saïkou Yaya Diallo, camarade de classe de M’mah Hawa

Bouleversé et chagriné, Saïkou Yaya Diallo, camarade de classe de M’mah Hawa a du mal à croire à ce vient d’arriver. Il prie de toutes ses forces pour qu’on retrouve son amie sauve ; mais, plus le temps passe, son espoir de la retrouver vivante se rétrécit. D’ailleurs, il présente ses condoléances à la famille de M’mah Hawa Bangoura.

« Elle est venue d’une autre école au début de l’année et nous a trouvé dans notre école à  Boké centre. Je suis vraiment triste ; car, elle (M’mah Hawa) était très sage, admirable et très consciente. Elle avait un très bon comportement. Je présente mes condoléances à toute sa famille et à tous mes amis de classe », dit-il avec plein d’émotions.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Comment le CEE s’est déroulé à Mamou ? Réactions des candidats et encadreurs

2 août 2021 à 18 06 54 08548

Le certificat de fin d’études élémentaires (CEE) a pris fin ce lundi, 2 août 2021, en Guinée. A l’issue de la dernière épreuve, certains candidats et encadreurs rencontrés devant le lycée Elhadj Boubacar Barry de Mamou ont réagi au micro du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Ils ont exprimé des sentiments de satisfaction et d’espoir, tirant un bilan satisfaisant du déroulement de cet examen d’entrée en 7ème année dans leur centre.

Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions :

Rachel Rawls, élève au groupe scolaire Fraîche Rosée

Rachel Rawls, élève au groupe scolaire Fraîche Rosée : « Je trouve que les épreuves sont abordables. Toutes les épreuves étaient faciles pour moi. Je suis convaincue que j’aurai mon examen. Je demande à mes amis de garder espoir et de continuer à prier Dieu. Je remercie mes parents, mes enseignants et mes encadreurs ».

Hadja Oumou Barry, élève au groupe scolaire Hindaye

Hadja Oumou Barry, élève au groupe scolaire Hindaye : « Les sujets étaient un peu abordables. C’est seulement l’épreuve de Calculs qui m’a fatiguée. J’ai traité toutes les autres sans difficultés. Je suis donc optimiste, j’espère que j’aurai mon examen ».

Thierno Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa

Thierno Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa : « Dieu merci, du début à la fin de l’examen, tout s’est bien passé. Les sujets donnés sont conformes aux programmes. Seule la Géographie était difficile pour moi. Je remercie mon maître, mes parents, tout le monde. L’année prochaine, je serai en 7ème année inchAllah ».

Elhadj Ousmane Diallo, élève à l’école primaire de Madina Sèrè

Elhadj Ousmane Diallo, élève à l’école primaire de Madina Sèrè : « Les sujets étaient un peu abordables. Seulement les épreuves de Géographie et de Calculs étaient difficiles pour moi. En tout cas, j’espère que j’aurai mon examen. Je remercie quand même mon maître qui m’a encadré durant l’année ».

Wouro Diakité, secrétaire au centre Elhadj Boubacar Barry

Wouro Diakité, secrétaire au centre Elhadj Boubacar Barry et directeur de l’école primaire Fatoumata Kanny : « L’examen s’est bien déroulé ici. Les sujets ont été très bien choisis, il n’y a pas eu de complication. Tout enfant qui a bien appris ses leçons peur traiter facilement ces épreuves. Donc, nous pensons que tous les candidats qui ont bien appris durant l’année scolaire sortiront victorieux de cet examen ».

Malano Tamba Sékou, délégué au centre Elhadj Boubacar Barry

Malano Tamba Sékou, délégué au centre Elhadj Boubacar Barry : « Cette année, le choix des sujets a été vraiment technique. Les sujets sont tirés dans les programmes, ils ont été choisis et préparés par des spécialistes, par des pédagogues. Tout candidat qui a fait la 5ème et la 6ème année peut s’en sortir, surtout que l’année n’a pas été perturbée. Je pense donc que cette année, le pourcentage sera élevé par rapport aux années antérieures, car les programmes étaient épuisés ».

Fatoumata Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry, correspondant de Guinematin.com à Mamou

Tel. 625698919/657343939

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Fin de l’examen d’entrée en 7ème à Ratoma : les candidats se réjouissent

2 août 2021 à 18 06 44 08448
Nana Kaké, élève de Saint Georges de Taouyah (candidate)

Comme annoncé précédemment, le certificat d’études élémentaires (communément appelé examen d’entrée en 7ème Année) a été clôturé ce lundi, 02 août 2021, en Guinée. Dans la commune de Ratoma, les candidats se réjouissent du bon déroulement de cet examen. Ils sont unanimes sur le fait que tous les sujets n’étaient abordables, mais tous espèrent décrocher leur admission pour le collège.

Un reporter de Guineematin.com leur a tendu le micro au sortir de la dernière épreuve.

Décryptage !

Nana Kaké, candidate l’école Saint Georges de Taouyah : « L’examen s’est bien passé. Les sujets étaient abordables. Les maîtres ont été gentils envers les élèves. Pour moi, la matière qui a été la plus difficile c’est science d’observation. Mais, j’ai fais mon mieux pour s’en sortir. Et, la matière la plus facile, c’est les calculs. J’ai vraiment l’espoir d’avoir mon examen ».

Mohamed Kaké, candidat de l’école primaire de Nongo

Mohamed Kaké, candidat de l’école primaire de Nongo : « C’est la géographie qui m’a fatigué. Sinon toutes les autres matières sont très faciles surtout les calculs. Les surveillants n’ont pas été méchants envers nous. J’espère que j’aurai mon examen. Mon père et ma mère seront fiers de moi ».

Fatoumata Abdoulaye Camara, candidate de l’école primaire Deen Martin

Fatoumata Abdoulaye Camara, candidate de l’école primaire Deen Martin : « Ça s’est bien passé. Mais il y a un surveillant qui est rentré dans notre salle à la dernière minute, il a été très méchant. Il nous a serrés, mais j’ai pu m’en sortir avec les sujets surtout l’histoire. C’est la géographie qui m’a beaucoup fatigué ».

Mariama Soumah, candidate de l’école primaire de Nongo

Mariama Soumah, candidate de l’école primaire de Nongo : « Ça n’a pas été facile pour moi. Ils nous ont collés dans beaucoup de matières. C’est seulement histoire qui a été facile pour moi. Mais, le reste des matières n’a pas été facile pour moi. Quand même, je me suis débrouillée pour trouver un peu un peu dans chaque sujet. La surveillance était serrée, mais j’ai pu écrire c’est que je connais et je compte avoir mon examen », a dit Mariama Soumah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664414227

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Guinée : l’ONG « Tournons La Page » dénonce « une volonté du pouvoir » d’éliminer Foniké Mengué

2 août 2021 à 18 06 26 08268
Ibrahima Diallo, Tournons La Page Guinée

Tournons La Page exprime ses vives inquiétudes concernant l’état de santé de Oumar Sylla, coordinateur-adjoint de TLP-Guinée et responsable de la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution. Arrêté à cause de ses opinions, entre le 17 avril et le 27 août 2020 puis le 29 septembre 2020, l’état de santé de Oumar Sylla se dégrade de jour en jour en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry. Depuis janvier 2021, il a été hospitalisé sept fois.

Après près de trois mois de détention provisoire, Oumar Sylla a entamé une grève de la faim le 25 décembre 2020 pour exiger la tenue de son procès. II a mis fin à sa grève le 8 janvier 2021, après que la date de son audience a été programmée. Très affaibli, il a dû être hospitalisé le jour même. En mars, il a contracté la Covid-19 à cause de la grande promiscuité dans les prisons guinéennes et n’a pu bénéficier d’assistance médicale que sous la pression de l’opinion publique et de ses avocats.

Le 27 juillet, Oumar Sylla a été évacué à l’hôpital de Ignace DEEN où un collège de médecins cardiologues ont exigé son hospitalisation d’urgence et immédiate à cause de la dégradation avancée de son état de santé, deux électrocardiogrammes ayant révélé de sérieux problèmes du coeur et l’impossibilité pour Oumar Sylla de marcher. Mais les autorités guinéennes ont refusé de donner suite à cette injonction des médecins en dépit de l’urgence, des constatations et recommandations des médecins, en maintenant Oumar Sylla en détention. Aujourd’hui 2 août 2021, Oumar Sylla a de nouveau été interné à l’hôpital suite à une crise.

Cette attitude du pouvoir guinéen de refuser les soins de l’activiste montre une volonté manifeste de le laisser mourir. En outre, son épouse craint un risque d’empoisonnement comme l’avaient subi les quatre opposants morts en prison en début d’année.

Tournons La Page exige que le ministère de la justice permette à Oumar Sylla de recevoir les soins dont il a besoin.

La coalition Tournons La Page Guinée

Ibrahima Diallo – [email protected]

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Dixinn : les candidats se réjouissent du bon déroulement de l’examen d’entrée en 7ème

2 août 2021 à 16 04 15 08158

Comme annoncé précédemment, le Certificat d’études élémentaires (CEE) a pris fin ce lundi, 02 août 2021, en Guinée. Dans la commune de Dixinn (à Conakry), les candidats qui ont affronté les épreuves de cet examen sont sortis des salles de classe avec beaucoup d’espoir. Ils sont heureux et ont la ferme conviction d’avoir fait leur mieux pour être au collège l’année prochaine. En tout cas, c’est le sentiment qu’ils ont exprimé au micro de Guineematin.com, même s’ils admettent que dans l’ensemble tout n’a pas été rose durant ces trois jours d’évaluation.

Décryptage !

Alhassane 2 Barry

Alhassane 2 Barry, candidat au Complexe Scolaire Hadja Kadé Bhoye Diallo : « Je suis content parce que les épreuves se sont bien passées. Les surveillants ne nous ont pas trop serrés. Ils nous ont expliqué les sujets. En sciences d’observation et calcul là, ils nous ont collé avec le sujet. Surtout la deuxième question en sciences. Mais, j’ai pu m’en sortir dans les 6 autres matières ainsi que les deux qu’on a faite aujourd’hui (Histoire et calcul).  Malgré, j’ai l’espoir de passer en 7ème l’année prochaine ».

Aissatou Lamarana Sow du Groupe scolaire le Rocher

Aissatou Lamaranah Sow, candidate du Groupe Scolaire le Rocher : « La surveillance était serrée. Ils (les surveillants) ne nous laissaient pas communiqué. Mais, on faisait quand même notre effort. Toutes les matières étaient faciles pour moi. Aucune d’entre elles ne m’a fatigué. Les surveillants aussi faisaient leur travail ».

Boubacar Barry, groupe scolaire Aboubacar Bruno Keita

Boubacar Barry, candidat du Groupe scolaire Aboubacar Bruno Keita : « L’examen s’est très bien passé. Depuis le samedi tout se passe sans problème. J’ai traité toutes les questions selon ma compréhension. En plus, tout ce qu’on nous a donné comme sujets, nous les avons vus en classe avec nos maîtres. C’est seulement la Géographie qui m’a un peu fatigué, parce qu’il y avait certaines questions là-bas qu’on n’a pas vu en classe. J’ai bien fait les autres matières. J’ai bien révisé à la maison, c’est pourquoi je n’ai pas trop souffert dans ma salle. La surveillance quant à elle était vraiment serrée dans notre salle surtout ».

Abdourahamane Diallo, candidat du Groupe Scolaire le Rocher

Abdourahamane Diallo, candidat du Groupe Scolaire le Rocher : « L’examen s’est bien déroulé, parce qu’on ne nous a pas tellement collé. Presque tous les sujets étaient similaires à ce qu’on a vu à l’école. Ils ont juste envoyé les sujets sous une autre forme. Les surveillants ne nous ont pas tellement fatigués. C’est seulement la Géographie qui m’a fatigué moi ; mais, Dieu merci, j’ai pu m’en sortir. Je suis confient que je serai admis. Je remercie mon maître qui nous donnait des notions qui sont tombées à cet examen ».

Maïmounatou Barry, candidate du Groupe Scolaire Saint Joseph de l’excellence

Maïmounatou Barry, candidate au Groupe Scolaire Saint Joseph de l’excellence : « Les épreuves se sont bien passées. On n’a pas eu de difficultés au niveau des sujets. Les questions qu’on a comprises, on a bien répondu. Il y a eu des sujets qu’on a vus en classe, mais au niveau de l’examen, ils ont caché le sujet pour nous piéger. Mais, on a quand même fait de notre mieux. La Géographie était difficile et pire, les surveillants ne nous ont pas laissé de demander à nos amis pour être situés ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Boké : l’examen d’entrée en 7ème Année se termine avec espoir

2 août 2021 à 15 03 47 08478

Lancé samedi dernier sur toute l’étendue du territoire national, l’examen pour le Certificat d’études élémentaires (CEE) a pris fin ce lundi, 02 août 2021, en Guinée. Dans la préfecture de Boké où 12 620 candidats dont 5 749 filles ont affronté les épreuves, cet examen a été clôturé sur une note d’espoir chez les candidats et une grande joie chez les autorités éducatives. Car, « aucune fausse note n’a été enregistrée » au cours de cette évaluation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Pendant ces trois jours d’examen, ces candidats ont été évalués dans sept (7) matières. Ils ont fini ce lundi par l’épreuve d’histoire. Et, c’est avec beaucoup d’espoir que les candidats de Boké sont sortis des salles de classe. Tous les sujets n’ont pas été faciles, mais les candidats estiment avoir fait le nécessaire pour décrocher le ticket pour le collège.

Mamadou Sadjo Barry, candidat au CEE

« L’examen s’est bien passé par la grâce de Dieu. J’ai un grand espoir d’avoir mon examen cette fois-ci, parce que je suis à ma deuxième tentative comme ça. C’est seulement aujourd’hui en calcul que j’ai été un peu collé au niveau du problème. Mais, Alhamdoulilah (Dieu merci), je sais que je n’ai pas tout perdu. Le reste des matières je me suis bien en sorti. Si je prends rédaction par exemple ou la géographie et bien d’autres, dans ses matières j’ai bien travaillé. Je demande à Dieu de nous donner l’examen, moi et tous mes amis », a dit le candidat Mamadou Sadjo Barry du centre du lycée Filira de Boké.

De son côté, Abdoul Gadirou Dramé, candidat du Centre Boké-centre dit est satisfait du bon déroulement de cet examen. Dans son centre, aucune fausse note n’a été signalée. Et, cela lui met en confiance.

Abdoul Gadirou Dramé, candidat du Centre Boké-centre

« Je suis très heureux de la façon dont j’ai passé mon examen. Parce que ça s’est bien passé. Au début je me suis bien préparé avec mon maitre. C’est pour ça que j’ai travaillé sans venir avec un document. Dans notre salle, il n’y a pas eu de problème avec les surveillants comme avec madame la déléguée. Donc, je suis sûr que je serais admis et je souhaite bonne chance à tout le monde », a-t-il dit.

Joint au téléphone à la fin de la dernière épreuve du CEE, le Directeur préfectoral de l’éducation de Boké, Elhadj Dembo Amirou Dramé, s’est réjoui de la manière dont les examens nationaux se sont déroulés dans sa juridiction.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l’éducation de Boké

« Vraiment je suis très content de la façon dont les enfants ont composé. Dans toute la préfecture et au niveau de tous les 54 centres, il n’y a eu aucun problème majeure. Les surveillants se sont bien comportés et les candidats n’ont eu aucun problème. En tout cas, jusqu’à maintenant aucune situation de ce genre n’a été remontée à mon niveau. Je crois que c’est un défis que nous avons réussi à relever », a indiqué Elhadj Dembo Amirou Dramé.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Foniké Menguè évacué de nouveau à l’hôpital : « son état est très critique »

2 août 2021 à 15 03 00 08008

L’état de santé d’Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable des antennes et de la mobilisation du FNDC devient de plus en plus préoccupant. L’activiste de la société civile, qui est détenu depuis plusieurs mois à la Maison centrale de Conakry, a été une nouvelle fois évacué à l’hôpital ce lundi, 2 août 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Foniké Menguè vient d’être évacué en toute urgence au service cardiologie de l’hôpital Ignace Deen après avoir fait une crise. Son état est très critique », a annoncé cet après-midi un responsable du Front national pour la défense de la constitution (FNDC).

Depuis son incarcération à la Maison centrale de Conakry, Foniké Menguè présente un état de santé très fragile. Mais ses multiples évacuations dans différents établissements hospitaliers de la capitale guinéenne ne semblent avoir produit aucun résultat positif.

Ces derniers jours, ses proches ont multiplié les appels à l’hospitalisation de l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé, afin qu’il puisse se soigner convenablement. Mais cela n’est visiblement pas envisagé par les autorités, à en croire les propos tenus ce matin sur RFI.

« Il n’appartient pas à un détenu ou à ses proches d’exiger son hospitalisation. De telles mesures procèdent de recommandations médicales dûment avérées et notifiées aux services de l’administration pénitentiaire.La semaine passée, M. Sylla a été consulté. Mais maintenant, pour des questions d’hospitalisation sans recommandations pertinentes, on n’a pas le choix.

Très malheureusement, nos services n’ont reçu notification d’aucun dossier médical dans ce sens. Si tel était le cas, la procédure aurait voulu que de telles situations soient notifiées de façon officielle aux services de l’administration pénitentiaire. Mais jusque-là, ce n’est pas le cas », a laissé entendre Me Mory Doumbouya.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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« Meurtre » d’une jeune fille à Doghol Touma (Pita) : 10 ans après, l’affaire jugée à la Cour d’appel de Conakry

2 août 2021 à 14 02 09 08098

Dix ans après la mort tragique de Mademoiselle Sory Binta Diallo à Doghol Touma, dans la préfecture de Pita, l’affaire est toujours pendante devant la justice guinéenne. Le procès en appel du meurtrier présumé de la jeune fille s’est ouvert vendredi dernier, 30 juillet 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Abdoulaye Diallo a plaidé non coupable, assurant que la victime s’est elle-même donné la mort, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le 26 mars 2011 que Mlle Sory Binta Diallo a été mortellement poignardée dans la sous-préfecture de Doghol Touma (Pita). Accusé d’avoir commis cet acte, Abdoulaye Diallo a été aussitôt arrêté et placé en détention. En 2016, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre par la cour d’assises de Labé, en audiences foraines. Ses avocats ont protesté, sans succès, contre cette décision devant la Cour d’appel de Conakry. Ils ont finalement saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision condamnant Abdoulaye Diallo, invoquant le fait que le présumé auteur est poursuivi non pas pour meurtre, mais pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention. Elle a renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Conakry pour un nouveau jugement.

A l’ouverture de ce procès, Abdoulaye Diallo a plaidé non coupable. Il a laissé entendre que la victime était sa fiancée et que c’est elle-même qui s’est donné la mort. « C’était ma fiancée, je l’ai soutenue pendant 10 ans. Mes parents avaient même envoyé la dot et les noix de cola pour le mariage, mais les parents de Sory Binta les ont renvoyés. Ensuite, sa famille lui a proposé plusieurs personnes pour la marier, mais elle n’a pas accepté. Elle disait que je suis la personne de sa vie et que personne que moi n’allait l’épouser. Et lorsque sa famille a voulu la donner en mariage à une personne qu’elle n’aimait pas, elle a pris la fuite pour aller à Koubia. A ce moment-là, j’étais à Conakry. Sa sœur m’a appelé pour me demander si je suis avec elle à Conakry, j’ai dit non.

C’est ainsi que j’ai appelé Sory Binta Diallo, je lui ai envoyé de l’argent pour qu’elle puisse payer le transport et rentrer à Pita. Moi aussi, j’ai quitté Conakry, je suis allé à Pita où on s’est rencontrés. Je lui ai dit de rentrer à Doghol Touma chez ses parents, mais elle a refusé. Moi, j’ai continué sur Doghol Touma, parce que je ne pouvais pas rester avec elle à Pita. Quelques jours après, elle m’a appelé pour dire qu’elle vient chez moi. Le 26 mars 2011, elle est venue chez moi, à 11 heures. Je l’ai reçue dans ma chambre. Après, sa sœur est venue frapper à la porte, j’ai refusé d’ouvrir parce qu’elle (Sory Binta) m’a dit de ne pas ouvrir. Ensuite, sa mère aussi est venue frapper à la porte.

Finalement, j’ai ouvert la porte. Elle m’a demandé si Sory Binta était dedans, j’ai dit oui. C’est ainsi que Sory Binta est sortie de la chambre avec un couteau.

Elle m’a trouvé arrêté à la porte, elle m’a poignardé au ventre. Elle a continué avec le couteau jusqu’au niveau du forage qui est à quelques mètres de chez moi, elle s’est aussi poignardée. On l’a emmenée à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures trois jours après. Donc, c’est elle qui s’est poignardée et elle m’a poignardé devant sa mère », a déclaré Abdoulaye Diallo.

Les explications de l’accusé ont suscité quelques interrogations chez le président de Cour. « Vous dites que vous étiez l’homme de sa vie, vous avez vécu ensemble pendant 10 ans, mais elle prend un couteau pour vous poignarder. Comment expliquez-vous cela ? » A cette question du juge Elhadj Souleymane Baldé, l’accusé a répondu en ces termes : « Moi-même je me pose cette question. Parce qu’elle n’était pas folle, c’était une fille très intelligente », a dit Abdoulaye Diallo.

De son côté, Me David Béavogui, l’un des avocats de la défense, a laissé entendre que si son client avait l’intention de faire du mal à la fille, il allait le faire depuis la ville de Pita, où ils se sont retrouvés. « S’il voulait lui faire du mal, il pouvait le faire à Pita. Il pouvait même dire allons ensemble à Conakry et en cours de route, il fait ce qu’il veut faire, s’il en avait l’intention. Même dans la chambre où ils ont restés de 11 heures à 13 heures, s’il voulait faire du mal à la fille, il l’aurait fait. Mais ce n’était pas son intention. Son intention, c’était d’aider la fille à revenir dans sa famille pour qu’elle puisse se marier », a-t-il dit.

L’avocat a ensuite sollicité une liberté conditionnelle pour son client qui, souligne-t-il, a déjà passé 10 ans en détention préventive. Mais le juge a rejeté cette demande, avant de renvoyer l’audience au 24 septembre prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Retard des primes des députés : certains élus « inquiets »

2 août 2021 à 13 01 14 08148
Honorable Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’ADC-BOC

Dans les conditions normales, l’Assemblée nationale reçoit chaque trimestre une subvention pour lui permettre de fonctionner. Mais, depuis la clôture de la dernière session parlementaire, le 05 juillet dernier, les députés attendent encore le paiement de leurs primes. Et, certains parlementaires commencent déjà à s’inquiéter et à s’impatienter face à cette situation où aucune explication ne leur a été donnée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 02 août 2021, l’honorable Dr Ibrahima Sory Diallo du parti ADC-BOC a laissé entendre que le retard de paiement des primes des députés commence déjà à impacter négativement sur le fonctionnement de l’Assemblée. Ce parlementaire soutient qu’au-delà des députés, plusieurs autres personnes (les secrétaires, les assistants et certains contractuels) sont sous la coupe de ces primes pour leur fonctionnement.

« Nos primes n’ont pas encore été payées ; et, pour le moment, nous n’avons reçu aucune explication sur ce qui pourrait être la cause de ce retard. Cela commence à être inquiétant, parce que c’est avec ces primes que les députés trouvent leur carburant. Même nos assistants sont payés dans ces primes ; et, vous voyez combien de personnes sont pénalisées par ce retard. C’est quand on nous paye les primes que les secrétaires, les assistants et certains contractuels de l’assemblée nationale sont payés. Si cela n’est pas fait, cela pose des inquiétudes. En principe, on devrait être payés depuis la clôture de la session ; mais, cela n’est toujours pas fait. Le retard tourne autour de 20 à 25 jours », indiqué Dr Ibrahima Sory Diallo.

Pour ce parlementaire, ces primes ne sont pas de la charité demandé à l’Etat. C’est quelque de légale qui ne doit souffrir d’aucune démarche pour son obtention par les députés.

« C’est quelque chose de légal au niveau de l’assemblée nationale. Chaque trimestre, l’assemblée reçoit une subvention qui lui permet de fonctionner. Si cette subvention n’est pas donnée, l’Assemblée est paralysée », a-t-il expliqué tout en se réservant de dire à combien se lève montant de cette subvention.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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PAAEG-EDG : Avis d’appel d’offres International (AOI)

2 août 2021 à 12 12 59 08598

Avis d’appel d’offres Forékariah VF

Avis d’appel d’offres International – (AOI)

REPUBLIQUE DE GUINEE

MINISTERE DE L’ENERGIE 

ELECTRICITE DE GUINEE (EDG)

PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG-EDG)

IDA Don N° D426 – GN / IDA Crédit n° : 6372 – GN

TRAVAUX DE REHABILITATION, DENSIFICATION ET EXTENSION DES RESEAUX DE DISTRIBUTION ELECTRIQUE DE LA VILLE DE FOREKARIAH

N°04/PAAEG/EDG/T/2021

  1. Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un financement de l’IDA à hauteur de 50 millions de Dollar US et de l’AFD à hauteur de 50 millions d’Euros pour financer le Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG) dont l’objectif est d’accroître l’accès à des services améliorés d’électricité et d’améliorer la performance opérationnelle de la Société Électricité de Guinée (EDG). Il a l’intention d’utiliser une partie de ces financements pour effectuer des paiements au titre du Marché N° 04/AOI/PAAEG/EDG/T/2021 relatif à la réhabilitation, densification et extension des réseaux de distribution électrique de la ville de Forécariah située à 100 km de la capitale Conakry. Pour ce Marché, l’Emprunteur effectuera les paiements en recourant à la méthode de décaissement par Paiement Direct, comme définie dans les Directives de la Banque Mondiale applicables aux Décaissements dans le cadre de Financements de Projets d’Investissement, à l’exception des paiements pour lesquels le marché stipule que le paiement sera effectué par crédit documentaire.
  2. Ce contrat sera financé par la Banque Mondiale. La passation du Marché sera conforme au règlement de passation des marchés de la Banque mondiale de Juillet 2016 révisé en novembre 2017 et août 2018.
  1. L’Unité de gestion du Projet sollicite des offres techniques et financières fermées de la part de soumissionnaires éligibles et répondant aux qualifications requises pour fournir les travaux suivants :

Lot 1 : Fourniture, travaux d’installation et mise en service pour la réhabilitation, la densification et l’extension des réseaux électriques de distribution de la ville de Forécariah :

Les travaux consistent en la réalisation complète des ouvrages de distribution MT/BT ci-  après :

  • Réhabilitation du Génie civil et Fourniture et installation d’un lot d’équipements de protection d’un ancien poste ;
  • Fourniture et Installation de 13 nouveaux postes H61 et H59 en 20kV (de 100 à 400 kVA) ;
  • Fourniture et remplacement de la ligne 93 mm² existante par des lignes aériennes :
  • Ligne MT 148mm² almelec : 1,9 km
  • Ligne MT 54mm² almelec : 2,4 km
  • Ligne mixte triphasé 148mm²/3*70mm²+1×54.6mm²+2x16mm² : 2,4 km
  • Ligne mixte triphasé 54mm²/3*70mm²+1×54.6mm²+2x16mm² : 2,8 km
  • Fourniture et Extension des lignes MT :
  • Ligne MT 148mm² almelec : 10,6 km
  • Ligne MT 54mm² almelec : 1,9 km
  • Ligne mixte triphasé 148mm²/3*70mm²+1×54.6mm²+2x16mm² : 1,9 km
  • Ligne mixte triphasé 54mm²/3*70mm²+1×54.6mm²+2x16mm² : 2,3 km
  • Fourniture et extension de la Ligne BT 3*70mm²+1×54.6mm²+2x16mm² : 5,5 km
  • Fourniture et pose d’IACM 20KV : 12
  • Fourniture et pose d’accessoires de branchements pour 3465 abonnés y compris les câbles de branchement 2x16mm² et 4x16mm² (104 km)
  • Pose de compteurs :
  • Compteurs monophasés : 2765
  • Compteurs triphasés : 700
  • Fourniture et pose de matériel d’éclairage Public (Luminaires complets avec consoles et lampes) : 100

Lot 2 : Fourniture, travaux de construction et mise en service d’une ligne double terne en 148 mm² (Maneah-Forécariah) :

Les travaux consistent en la réalisation complète des ouvrages de distribution MT ci-  après :

  • Fournitures d’équipements, travaux de construction et mise en service d’une ligne double terne en 148 mm² sur une longueur d’environ 57 km de Maneah à Forécariah ville.
  1. La procédure sera conduite par mise en concurrence internationale en recourant à un Appel d’Offres (AO) telle que définie dans le « Règlement applicable aux Emprunteurs – Passation des Marchés dans le cadre de Financement de Projets d’Investissement de la Banque Mondiale de Juillet 2016 révisé en novembre 2017 et août 2018 (« le Règlement de passation des marchés »), et ouverte à tous les soumissionnaires de pays éligibles tels que définis dans le Règlement de passation des marchés
  1. Les Soumissionnaires intéressés et éligibles peuvent obtenir des informations auprès de l’Unité de Gestion du Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG-EDG), Immeuble agence Grands comptes EDG, Cité chemin de fer, Commune de Kaloum, République de Guinée, Téléphones : (+224) 622 65 26 51/ 628 27 16 77 , Email : [email protected] / [email protected] et prendre connaissance des documents d’Appel d’offres à l’adresse mentionnée ci-dessous de 09h00 à 16h00 du lundi au jeudi et 09h00 à 13h00 le vendredi.
  2. Le Dossier d’Appel d’offres en Français peut être acheté par tout Soumissionnaire intéressé en formulant une demande écrite à l’adresse numéro 10 mentionnée ci-dessous contre un paiement non remboursable de deux millions de francs guinéens (2 000 000 GNF) ou équivalent en monnaie librement convertible. La méthode de paiement sera par versement d’espèces au compte ouvert pour les appels d’offres à la FBNBank dont le RIB est : Code Bank : 008, Code Agence : 307, Numéro de compte : 2050000033, Clé : 16.
  3. Les offres devront être soumises à l’adresse numéro 10 ci-dessous au plus tard le 1er octobre 2021 à 10h00. La période de validité des offres sera de cent vingt jours (120) jours. La soumission des offres par voie électronique est autorisée selon les procédures indiquées dans le DAO. Toute offre arrivée après l’expiration du délai limite de remise des offres sera écartée. Les offres seront ouvertes en présence des représentants des soumissionnaires présents en personne ou à distance à l’adresse numéro 10 mentionnée ci-dessous le 1er octobre 2021 à 10h30mn.
  4. Les offres doivent être accompagnées d’une Garantie de l’offre, pour un montant de :

Pour le lot 1 : 72 000 Dollars US

Pour le lot 2 : 62 000 Dollars US

  1. Les exigences en matière de qualifications sont :

Le Soumissionnaire doit fournir la preuve écrite qu’il satisfait aux exigences   ci-après :

  1. Le Soumissionnaire doit démontrer qu’il dispose d’avoir liquides ou a accès à des actifs non grevés ou des lignes de crédit, etc. autres que l’avance de démarrage éventuel, à des montants suffisants pour subvenir aux besoins de trésorerie nécessaires à l’exécution des travaux objet du présent Appel d’Offres à hauteur de : Lot 1 : 850 000 Dollars US, Lot 2 : 750 000 Dollars US et nets de ses autres engagements;
  1. Le Soumissionnaire doit démontrer, à la satisfaction du Maître de l’Ouvrage qu’il dispose de moyens financiers lui permettant de satisfaire les besoins en trésorerie des travaux en cours et à venir dans le cadre de marchés déjà engagés ;
  2. Soumission de bilans vérifiés ou autres états financiers acceptables par le Maître de l’Ouvrage pour les Cinq (5) dernières années démontrant la solvabilité actuelle et la rentabilité à long terme du Soumissionnaire ;
  1. Avoir un chiffre d’affaires annuel moyen au cours des cinq (5) dernières années d’au moins : Lot 1 : Trois millions dollars US (3 000 000 Dollars US), Lot 2 : Deux millions cinq cent mille de dollars US (2 500 000 Dollars US) ;
  1. Avoir des expériences de marchés à titre d’entrepreneur principal, de membre de groupement, d’ensemblier ou de sous-traitant au cours des dix (10) dernières années qui précèdent la date limite de dépôt des offres ;
  1. Réalisation à titre d’entrepreneur principal, de membre d’un groupement, d’ensemblier, ou de sous-traitant d’un nombre minimal de deux (2) marchés similaires stipulé ci-après, de manière satisfaisante et achevés pour l’essentiel exécutés au cours des dix (10) dernières années qui précèdent la date limite du dépôt des offres avec une valeur minimum de : Deux (02) millions de Dollars US pour le lot 1 et Un virgule cinq millions (1,5) millions de Dollars US pour le lot 2. La similitude portera sur la taille physique, la complexité, les méthodes/technologies ou autres caractéristiques telles que décrites dans la Section IV, Formulaires de soumission.
  1. Pour les marchés référenciés ci-dessus ou pour d’autres marchés exécutés pendant la période stipulée ci-dessus, une expérience minimale de construction dans les principales activités suivantes :
  • Pour le lot 1: Fourniture, construction, pose et raccordement de 50 postes MT/BT (20/0,4 kV), Construction de réseaux électriques de distribution 20 km de réseaux MT (20kV), 120 km de réseaux BT (400 V), 120 unités d’éclairage public et 5000 branchements et comptage ;
  • Pour le lot 2 : Fourniture, construction et mise en service de 60 km lignes de transport ou de distribution MT (20 ou 30 kV).
  1. Pour les marchés référenciés ci-dessus ou pour d’autres marchés exécutés pendant la période stipulée ci-dessus, une expérience minimale :
  • d’au moins un (01) marché de construction à fort enjeu ESSS et réalisés dans les cinq (05) dernières années pour lesquels les mesures ESSS ont été mises en œuvre de manière satisfaisante en conformité avec des standards internationaux.
  • d’un (1) marché de construction réalisé dans des pays en développement ou émergents dans les cinq (5) dernières années pour lequel un programme de transfert de compétence à un partenaire local ou de formation de la main d’œuvre locale de l’entrepreneur sur les aspects ESSS a été mis en œuvre de manière satisfaisante ;
  1. Posséder une certification ISO ou norme internationale équivalente (l’équivalence est à démontrer par le Soumissionnaire), en cours de validité applicable au Chantier : certification de gestion de la qualité ISO 9001, certification de gestion environnementale ISO 14001, certification de gestion de la santé et de la sécurité ISO 18001 ou ISO 45001.
  1. L’adresse numéro 10 à laquelle il est fait référence ci-dessus est :

L’Unité de Gestion du Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG-EDG), Immeuble agence grands comptes EDG, Cité chemin de fer, Commune de Kaloum, Conakry, République de Guinée, Téléphone : (+224) 622 65 26 51 / 628 27 16 77, Email : [email protected] / [email protected]

Conakry, le 02 août 2021

Le Chef de Projet

Mamadou Alpha BALDE

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Vol chez le DG de DJURA MARITEC Construction : « on a travaillé pendant 4 ans, il ne m’a jamais payé »

2 août 2021 à 12 12 03 08038

« J’ai volé le groupe électrogène de mon patron, ses panneaux à froid (qu’on suspend au plafond et que j’ai vendus à 600 mille francs guinéens) et 10 mètres de files électriques. Quand j’ai volé le moteur, Moussa Bangoura (l’huissier) m’a dit de l’envoyer chez mon oncle Ibrahima Sory Sylla… je leur ai dit de le vendre et m’aider à aller en Europe… ils m’ont donné un million de francs guinéens comme transport pour aller à Dakar où je devais rester jusqu’à ce que le moteur soit vendu. Entre temps, je suis allé à Boké, précisément à Kolabounyi, où j’ai été arrêté… », a notamment expliqué Abdoulaye Sacko.

Le procès de l’agent de gardiennage, Abdoulaye Sacko, s’est ouvert jeudi dernier, 29 juillet 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Poursuivi par son patron et Directeur Général de la société DJURA MARITEC Construction, Moussa Camara, pour vol d’objets divers, Abdoulaye Sacko a reconnu les faits articulés à son encontre. Mais, pour sa défense, il a laissé entendre que c’est après avoir travaillé pendant 4 ans sans être payé qu’il a entrepris de voler le groupe électrogène et quelques objets de son patron, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

A la barre, Abdoulaye Sacko n’a pas cherché à jouer sur les mots, encore moins à donner du fil à retordre au tribunal. Sans ambages, il a reconnu le vol qu’on lui colle à la peau. Et, il a précisé que c’est sous les conseils d’un huissier de justice qu’il a commis ce délit au préjudice de son patron Moussa Camara, le Directeur Général de la société DJURA MARITEC Construction.

« C’est le 16 avril 2014 que j’ai été recruté par Moussa Camara comme gardien au sein de sa société. On a travaillé ensemble pendant 4 ans, il ne m’a pas payé. Un jour, un certain Moussa Bangoura, un huissier de justice qui se trouve en face de mon lieu de travail, m’a dit de prendre le groupe électrogène de mon patron et le lui donner. Il m’a proposé ça en disant que si je l’avais fait depuis tout ce temps, j’aurais déjà récupéré mon argent. C’est ainsi que j’ai volé le groupe électrogène de mon patron, ses panneaux à froid qu’on suspend au plafond et que j’ai vendus à 600 mille francs guinéens, et 10 mètres de files électriques. Quand j’ai volé le moteur, Moussa Bangoura (l’huissier) m’a dit de l’envoyer chez mon oncle Ibrahima Sory Sylla, le garder là-bas, après il va le vendre et me donner l’argent. C’est ainsi que j’ai envoyé le moteur chez mon oncle et je leur ai dit de le vendre et m’aider à aller en Europe. On est tombé d’accord sur ça, ils m’ont donné un millions de francs guinéens (1 000 000 GNF) comme transport pour aller à Dakar où je devais rester jusqu’à ce que le moteur soit vendu. Entre temps, je suis allé à Boké, précisément à Kolabounyi, où j’ai été arrêté. Après mon interpellation, on m’a gardé deux jours à Boké avant de m’envoyer à la maison centrale de Conakry », a expliqué le prévenu Abdoulaye Sacko.

Après sa déposition, le tribunal a renvoyé l’audience au 15 septembre prochain pour la comparution de Moussa Bangoura, l’huissier de justice cité par Abdoulaye Sacko et Ibrahima Sory Sylla, l’oncle du prévenu.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Guinée : Alpha Condé, stratège politique ou simple dictateur ?

2 août 2021 à 12 12 00 08008
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

Par Sékou Koundouno : Dans les discours propagandistes des partisans du dictateur Alpha Condé, on entend souvent dire avec conviction et même une certaine fierté que leur  « champion » est un véritable animal politique et un stratège. L’intéressé lui-même qualifie certains opposants de  » petits comptables » par opposition à lui qui serait un professionnel de la politique.  Alpha Condé et son clan se fondent sur une prétendue neutralisation de l’opposition pour avancer une telle ineptie. Mais au fond, est-ce qu’il a réussi à neutraliser la véritable opposition guinéenne.

Mis à part certains acteurs politiques dont on sait en réalité qu’ils n’étaient que des opportunistes attendant la meilleure occasion pour aller à la mangeoire, les opposants dignes de ce nom sont restés les mêmes. Les politiciens, à ne pas confondre avec les hommes politiques, qui n’ont embrassé la carrière politique que pour flairer l’opportunité de s’en mettre plein les poches n’ont jamais joui de la moindre crédibilité aux yeux des guinéens. Que de tels personnages, habitués à papillonner entre les différents bords politiques, rejoignent Alpha Condé, cela n’a rien de surprenant. On pourrait même dire que c’était attendu. Comme l’a soutenu un homme politique guinéen, il n’est pas facile d’être dans l’opposition. L’espoir d’engranger des millions a pu pousser certains à retourner assez rapidement leurs vestes. Et Alpha Condé, connaissant le penchant de beaucoup de guinéens pour l’argent facile, a joué à fond la carte du débauchage. Est-ce le résultat d’un génie politique de sa part ? La réponse est négative. Ce n’est pas le coup qui est fort mais c’est l’ennemi qui est faible. Cette politique de débauchage ne relève d’aucune véritable stratégie politique. C’est juste de la corruption politique.

Face aux adversaires irréductibles, Alpha Condé a usé de la répression. En dix ans de pouvoir, il a fait plus victimes que beaucoup de chefs d’États africains. Il est tellement conscient d’avoir massacré des guinéens qu’il n’a eu d’autre choix que de s’octroyer de façon violente un troisième mandat ouvrant la voie à une présidence à vie. Ainsi, il espère mourir au pouvoir pour ne pas avoir à faire face à la justice un jour.

En somme, Alpha Condé n’a rien d’un stratège politique ou d’un politicien de génie. Il est juste un politicien qui utilise de basses manœuvres pour rester au pouvoir comme il l’a fait pour le conquérir. L’exacerbation des clivages ethniques, l’emploi de la force armée contre des citoyens aux mains nues, l’achat de conscience sont des méthodes propres aux dirigeants qui n’ont ni  compétence ni mérite. Alpha Condé est de cette catégorie. Et c’est que l’histoire retiendra de lui.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Kankan : lancement de DIK NET Sécurité, une nouvelle société de gardiennage

2 août 2021 à 11 11 29 08298

Une nouvelle société de gardiennage voit le jour à Kankan. Dénommée DIK NET Sécurité, elle vise à assurer la sécurité des citoyens et leurs biens. La cérémonie de lancement officiel de cette société a connu la présence du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation ainsi que des autorités de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mise en place par des jeunes cadres, la société Développement Intégré de Kankan (DIK) NET Sécurité offre plusieurs services, dont la sécurisation des résidences, des services publics et privés, des mines et carrières, des événements spéciaux, etc. Une façon pour elle de contribuer à la préservation de la paix et de la quiétude sociale, mais aussi à la lutte contre le chômage des jeunes.

Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé

« Pour accompagner le président de la République dans le cadre de l’instauration de la paix, la quiétude sociale, la création de l’emploi pour les jeunes et lutter contre le chômage, nous les jeunes cadres, avons pensé à mettre en place une structure de sécurité, de gardiennage, dénommée DIK NET », a déclaré le Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé.

Parrain de la cérémonie, Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique, s’est réjoui du fait que pour la première fois, des fils ressortissants de Kankan se sont donné la main pour mettre en place une société de gardiennage. Il a aussi demandé aux autorités locales d’accompagner cette société pour son épanouissement.

Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique

« Aujourd’hui est un grand jour pour Kankan. Pour la première fois, des jeunes natifs de la ville ont réfléchi pour mettre en place une société de gardiennage pour sécuriser les citoyens et leurs biens. Je profite aussi de cette occasion pour faire un plaidoyer à l’endroit des autorités. Je leur demande de soutenir cette société, car sa création est une opportunité d’emploi pour les jeunes », a dit M. Diané.

Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

De son côté, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a prodigué des conseils aux employés de cette société de gardiennage. « Lorsque vous dites à vos amis que vous travaillez dans une société de gardiennage, ils vont se moquer de vous. Mais ne les écoutez pas. Prenez votre travail au sérieux.

C’est le début, ça ne sera pas facile mais avec le temps, vous en profiterez beaucoup, parce qu’il n’y a pas de sous métier. Si vous êtes charretier, faites cela avec sérieux. Ce qui n’est pas bon, c’est de mentir, voler, escroquer pour gagner sa vie. Aux agents, évitez trop d’aller en grève, ça ne sera pas la solution », a dit le général Bouréma Condé.

A noter que la cérémonie de lancement officiel des activités de DIK NET Sécurité a été clôturée par une démonstration faite par les agents de cette société pour montrer leur professionnalisme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Conakry : Alpha Condé poursuit sa femme pour occupation illégale

2 août 2021 à 10 10 21 08218

Poursuivie pour « occupation illégale et rébellion », madame Maïmouna Keïta (mère de 4 enfants) a comparu la semaine dernier, devant le tribunal correctionnel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. Elle a été trimbalée en justice par son mari Alpha Condé (un commerçant) et l’huissier de justice Me Mamadouba Sylla. La prévenue a plaidé non coupable des faits mis à sa charge devant cette juridiction de première instance, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, le couple Condé est aux prises à cause de cinq (5) boutiques construites à Yattaya-Foulamadina, dans la commune de Ratoma. Chacune des parties se réclame être le propriétaire des boutiques et du domaine sur lequel elles sont bâties. Et, c’est la deuxième fois qu’ils viennent en justice pour régler cette situation (après une première procédure qui est allée jusqu’à la Cour Suprême).

A la barre ce mardi, la prévenue Maïmouna Keïta a réitéré sa paternité desdites boutiques et a accusé son mari de vouloir l’exproprier de son domaine.

« J’étais aux Etats-Unis quand mon époux, Alpha Condé, est allé revendre à son neveu ma parcelle que j’ai hérité de ma famille à Lansanaya. Il est venu acheter à Yattaya. Il a mis la donation à son nom ; et, à mon retour, le plan de masse a été fait à mon nom. Mon mari m’a rendu tous les dossiers, parce que c’est mon argent qui a été utilisé pour acheter le domaine. J’ai construit des boutiques que j’ai fait louer et j’utilise cet argent pour la scolarité de nos enfants et leurs dépenses. Quelque temps après, mon mari est allé porter plainte au tribunal de Dixinn pour restitution des dossiers. Le tribunal l’a débouté. Il a interjeté appel, mais la Cour d’Appel a confirmé la décision du tribunal de première instance. C’est ainsi qu’il (Alpha Condé) a saisi la Cour suprême pour avoir un sursis à exécution de la décision de la Cour », a expliqué la prévenue pour ainsi démentir les faits d’occupation illégale que son mari tente de lui coller à la peau.

S’agissant des faits de « rébellion » brandit par Me Mamadouba Sylla, huissier de justice, la prévenue a dit qu’elle ne s’est jamais opposé au « sursis à exécution » délivré par la Cour Suprême.

« Quand l’huissier est venu me présenter le sursis à exécution, j’ai appelé mon avocat qui m’a dit de signer puisque c’est venu de la Cour Suprême. Mais, je n’ai ni insulté, ni menacé, encore moins frappé », a dit madame Maïmouna Keïta.

Tout en reconnaissant avoir perdu le procès au TPI de Dixinn et à la Cour d’Appel, l’époux (Alpha Condé : ndlr), a balayé les arguments de sa femme devant le tribunal.

« Je n’ai jamais vendu sa parcelle pour aller acheter ailleurs. Là où nous sommes, le domaine m’appartient et c’est moi qui ai construit l’immeuble et les boutiques. Les documents administratifs en font foi. Mon épouse a soustrait les documents dans l’armoire pour aller faire un plan en son nom. Le problème a commencé quand j’ai épousé une 4ème femme. C’est là où Maïmouna s’est sentie menacée », a expliqué Alpha Condé sans visiblement convaincre le tribunal et l’auditoire.

Quant à l’huissier cosignataire de la plainte qui a conduit madame Maïmouna Keïta devant le tribunal correctionnel, il a aussi reconnu avoir envoyé sur le terrain son assistant qui n’est pourtant pas assermenté.

« Personnellement je n’étais pas sur le terrain. J’ai envoyé mon assistant qui n’est pas assermenté pour exécuter le sursis à exécution. Mais, la dame s’y est opposée, elle a insulté et menacé. Quand les boutiques ont été fermées, quelques minutes après, des loubards et des militaires sont venus au bord d’un VA (véhicule administratif : ndlr) pour casser les cadenas et rouvrir les boutiques », a dit Me Mamadouba Sylla.

Saisissant la balle au rebond, le procureur audiencier, Daye Mara, a rappelé que pour les faits d’occupation illégale, le plaignant Alpha Condé n’a pas saisi la justice pour restitution de biens ; mais plutôt pour une restitution des dossiers. Et, pour les cas d’acte de rébellion, le parquet s’est demandé comment le plaignant, Me Mamadouba Sylla, qui n’était pas sur le terrain le jour de l’exécution de la décision pouvait faire l’objet de menace et d’injures. Il a ensuite fait remarquer (sur fond de réprimande) que le cabinet de l’huissier de justice n’est pas une personne physique.

Finalement, le tribunal annoncé la clôture des débats dans cette affaire et a renvoyé l’audience au 07 septembre prochain « pour les réquisitions et plaidoiries ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Aminata Sylla à la barre : « les forces de l’ordre m’ont embarquée avec mon petit pagne de nuit à 4H»

2 août 2021 à 10 10 04 08048
image d’archive

Âgée d’une soixantaine d’années, madame Aminata Sylla était devant le tribunal correctionnel de Mafanco mercredi dernier, 28 juillet 2021. Elle est poursuivie pour « rébellion » contre un huissier de justice. Des faits qu’elle réfute, tout en dénonçant la méthode brutale de son interpellation par les forces de l’ordre à son domicile, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Il est reproché à Aminata Sylla de s’être opposée à l’exécution d’une décision de justice. Une décision qui ordonnerait son expulsion de sa maison construite par son défunt mari. Et, c’est sa belle famille qui serait derrière cette situation. Mais, à la barre, la vieille dame et mère de dix enfants a plaidé non coupable des faits de rébellion que l’accusation tente de mettre sur son dos.

« Quand l’huissier est venu accompagner des forces de l’ordre ce jour à l’aube, ils ont fait sortir tous mes effets dehors. Ce jour, je n’ai ni insulté, ni porté main sur quelqu’un. Comme c’était au mois d’août et il pleuvait énormément, j’ai ramené avec mes enfants tous mes bagages qui étaient sous la pluie dans la maison. C’est ainsi, le matin, j’ai appelé mon avocat, Me Sylla, pour lui faire le compte rendu ; et, je suis allée lui déposer l’acte de l’huissier. On est resté comme ça. Deux semaines après, à 4 heures du matin précisément, les forces de l’ordre ont débarqué chez moi. Ils ont tapé à la porte, je me suis levée pour aller ouvrir. Dès que j’ai ouvert la porte, ils m’ont pris, ils ont dit que c’est moi qu’ils sont venus chercher. Je leur ai dit d’accord, laissez-moi aller m’habiller. Ils n’ont pas accepté. Ils m’ont embarquée comme ça avec mon petit pagne de nuit. Ils ont dit que j’ai refusé de libérer les lieux », a expliqué la prévenue Aminata Sylla.

Après sa déposition, son avocat a formulé une demande de mise en liberté provisoire. Mais, cette demande a finalement été rejetée par le tribunal pour « faute de garantie ». Et, l’audience a ensuite été renvoyée au 8 septembre prochain pour la comparution de la partie civile dans cette affaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Koundjan (Mandiana) : le contenu chimique d’un réservoir de la SMM se déverse et contamine l’eau du ‘’marigot Fé’’

2 août 2021 à 9 09 47 08478

Les faits se sont produits la semaine dernière ; et, ils sont la source d’une grande inquiétude actuellement dans la commune rurale de Koundjan. Un réservoir de la société minière de Mandiana (SMM) basé à Loïla (un district de Koundjan), contenant l’eau de lavage et de traitement de l’or, a fuité et son contenu chimique s’est déversé dans le marigot Fé (un grand marigot en langue maninka). L’eau de ce marigot très vital pour la population locale a été contaminée et plusieurs poissons y ont été tués.

Une équipe venue de Mandiana s’y est rendue pour faire des prélèvements de l’eau contaminée ; et, les échantillons seraient déjà acheminés en laboratoire pour tenter de déterminer les composants chimiques qui ont pollué les eaux de ce cours d’eau. Mais, en attendant ces résultats, l’utilisation de l’eau de ce marigot a été interdite à la population de Loïla et environ, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Mandiana.

Pour l’instant, la société minière de Mandiana refuse tout commentaire sur le sujet. En tout cas, tous nos appels en direction des responsables de ladite société sont restés vains. Cependant, selon le maire de la commune rurale de Koundjan, cette situation est une véritable pour les populations de sa juridiction. Car, c’est dans ce marigot que tout le monde à Koundjan se procure de l’eau pour les besoins domestiques. C’est également dans ce cours d’eau que les populations de Loïla se procurent du poisson et autres produits halieutiques. Et, c’est ce cours d’eau qui vient d’être contaminé par l’eau de lavage et de traitement d’or. Une eau qui contient pourtant des substances chimiques très nocives à la santé de l’homme.

« L’acte s’est passé le mardi, on a été sur le terrain et on a vu que c’est le basin de lavage de l’or qui a été envahis par les eaux de la pluie. Parce que le basin est grand, mais c’est la hauteur qui est courte. C’est pourquoi l’eau s’est déversé dans le marigot situé environs à trois kilomètres du site… Pour constater les faits, on a marché jusqu’au marigot ; et là, on a pris douze (12) échantillons dans le marigot pour envoyer au laboratoire qui doit certainement donner un résultat de la nature de la  contamination de l’eau du marigot dans 72 heures.Donc, pour le moment, nous avons sensibilisé les localités traversées de ne pas utiliser les eaux du marigot, ni pêcher du poison avant la sortie du résultat des échantillons envoyés au laboratoire. On a aussi exigé à la société d’élever la hauteur du basin. Ensuite, nous avons exigé à la société de construire un château d’eau dans l’immédiat pour approvisionner la population de Loïla en eau potable », a indiqué Ahmed Sékou Doumbouya.

Joint au téléphone par le correspondant préfectoral de Guineematin.com, Amadou Keïta, le chef de la section environnement de Mandiana, a confirmé la triste nouvelle de cette contamination du ‘’marigot Fé’’, tout en précisant que c’est le réservoir du 3ème basin qui a fuité. Et, cette fuite accidentelle a entrainé la pollution des eaux de ce marigot qui est une source de vie pour les populations de Loïla.

« On a été sur le terrain avec les maires de la localité pour des constat. C’est le réservoir du 3ème basin, qui est d’ailleurs le plus petit basin, qui a fait des fuites et le contenu s’est déversé en quantité dans le marigot. Sur place, on a constaté des poissons contaminés. Mais, au total, il y a trois basins qui allument l’usine de lave et traitement de l’or. Pour le moment, on a envoyé des échantillons au laboratoire pour vérifier. On a aussi interdit l’utilisation de l’eau du marigot à toute utilisation domestique », a dit Amadou Keïta.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 625 81 03 26

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Guinée : le président des handicapés sur les violences contre ses membres

2 août 2021 à 9 09 17 08178

Ce n’est pas un secret ! Depuis quelques années, la Guinée est passée maître dans l’art de brimer et d’humilier les personnes à mobilité réduite (les handicapés) et les mendiants. Les images choquantes du déguerpissement musclé d’avril dernier des handicapés mendiants qui tapissaient sous le pont 8 novembre (à l’entrée de la presqu’île de Kaloum) sont encore fraîches dans la mémoire collective en Guinée. Mais, apparemment, cette scène de violence à l’égard de ces personnes vulnérables n’est qu’une infime partie de la brutalité et du mépris dont elles sont victimes de la part des forces de l’ordre et des autorités. Car, selon le président de l’Union nationale des handicapés de Guinée, les handicapés sont souvent victimes de violence dans le pays, surtout à Conakry.

Dans un entretien accordé récemment à Guineematin.com, Amadou Diallo a dénoncé ces violences et le désintéressement que les autorités guinéennes expriment à l’endroit des handicapés. Et, c’est avec des exemples précis qu’il s’est livré à dépeindre cette triste réalité qui meurtrit son corps.

Amadou Diallo, président de l’union des handicapés de Guinée

« Un vieux handicapé dont il n’y a aucune identité et qui résidait à Kaloum a rendu l’âme à Conakry il y a maintenant un mois environ. Son corps se trouve à la morgue de l’hôpital national  Ignace Deen. C’est un vieux dont on n’a pas l’adresse, on ne connaît même pas son nom. Mais, des gens qui le connaissaient avant sa mort disent que c’est quelqu’un qui parlait poular avec un accent sénégalais. Mais ce vieux, très malade qu’il était, est allé se coucher sur les tables au marché du centre ville de Kaloum. Quand je l’ai appris, j’ai immédiatement appelé le ministre de la santé, Rémy Lamah, pour nous envoyer la croix rouge afin qu’il soit envoyé à l’hôpital. Mais, le ministre Rémy Lamah a carrément refusé. C’est l’union des handicapés que je dirige qui a pris les dispositions pour son hospitalisation. J’ai cherché une voiture pour l’envoyer à l’hôpital Ignace Deen. Malheureusement, il est décédé à l’entrée de l’hôpital. On a ensuite envoyé le corps à la morgue. Ceux qui sont à la morgue là-bas et moi avons chaudement discuté pour le traitement du corps. Ils disaient qu’ils n’ont rien pour le prendre en charge. Ils disaient également qu’ils n’allaient pas toucher au corps tant qu’un de ses parents ne vient pas. Nous avons appelé les ministres de la santé et de l’action sociale, mais aucun n’a voulu prendre sa responsabilité pour le traitement et l’enterrement de ce vieux. Ils ont tous éteint leurs téléphones. Finalement c’est moi qui ai pris la responsabilité de tout ce qui devait être fait pour que les travailleurs à la morgue prennent le corps. Le corps est à la morgue d’Ignace Deen depuis près d’un mois maintenant. Nous demandons au gouvernement et aux personnes de bonne volonté de nous aider pour l’enterrement de ce vieux ; parce que nous ne pouvons pas continuer à occuper les la morgue alors qu’il y a beaucoup d’autres personnes qui en ont besoin », a indiqué Amadou Diallo avec inquiétude et indignation.

En plus de ce corps qui tapis encore à la morgue d’Ignace Deen, le président de l’union nationale des handicapés de Guinée rappelle que récemment, dix (10) handicapés, tous des personnes très âgées, ont été passés à tabac par des policiers à Kaloum, avant d’être conduits et jetés comme des ordures sous la pluie dans un coin à Coyah. Et, c’est avec la douleur dans l’âme que Amadou Diallo évoque cette situation qui montre, une fois encore, la brutalité et le mépris des autorités vis-à-vis des handicapés qui vivent sur le territoire national.

« Nous avons plus de 80 handicapés membres de notre union. Leur situation est extrêmement grave, leur vie est extrêmement difficile. Le 21 juillet dernier, des gendarmes sont allés les trouver à leur base et ont ramassé 10 d’entre eux, des vieux et des vieilles seulement. Ils leur ont passé à  tabac de façon grave avant de les transporter quelque part dans la préfecture de Coyah, sous une forte pluie. Ils les ont envoyés là-bas et les ont abandonnés dans la boue, sous des arbres. Une chose qui ne m’a pas du tout plu. Mes collègues et moi sommes vraiment en colère contre ça. Celui qui a la responsabilité de nous protéger dans ce pays et de nous aider à bien vivre, c’est l’Etat. Malheureusement, c’est l’Etat qui nous fait tout ce mal qu’on est en train de subir. C’est vraiment grave. C’est que ce régime est en train de faire aux handicapés depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, aucun des régimes précédents ne l’avait fait aux handicapés. Ni Ahmed Sékou Touré, ni Lansana Conté, ni les résidents de la transition en Guinée ne nous ont fait cela. Ce sont les policiers, les gendarmes et les bérets rouges du gouvernorat de la ville de Conakry qui sont venus les frapper et les envoyer à Coyah. Ça me gêne vraiment beaucoup qu’on vienne frapper des vieilles aux bras ou aux pieds coupés, des aveugles qui souffrent énormément. Ils ont même pris une vieille femme dont ils ont frappé les enfants candidats aux examens de 2021 et brûlé leurs dossiers. Ils ont ainsi fait perdre tous les dossiers de ces enfants qui ne peuvent plus faire leurs examens nationaux. Cela, ça joue beaucoup sur moi », a dit Amadou Diallo.

Face à tous les problèmes que vivent aujourd’hui les handicapés en Guinée, Amadou Diallo plaide pour plus d’attention et de tolérance à l’égard de ces personnes à mobilité réduite.

« Nous sommes plus de 3000 handicapés membres de l’union, répartis sur l’ensemble du territoire national. Sept (7) coordinateurs généraux répartis à leur tour dans les 7 régions administratives du pays. De nos jours, nous n’avons aucun moyen pour faire face à une situation d’un handicap, que ce soit son traitement à l’hôpital, la scolarisation de ses enfants ou leur prise en charge scolaire. Aujourd’hui, si on a un malade parmi nous, nous ne pouvons pas l’envoyer à l’hôpital ; parce que nous n’avons ni les moyens financiers, ni un véhicule pour le déplacer à l’hôpital pour le traiter. Donc, nous demandons aux personnes de bonne volonté, qu’on soit résidents en Guinée ou à  l’extérieur, de nous aider. Nous ne disons pas forcément qu’il faut qu’on nous donne de l’argent espèce, mais lorsqu’on aura besoin d’un matériel comme un véhicule ou un hôpital, si on nous aidait à  avoir ça, ça va beaucoup nous aider. Nous souffrons énormément », a indiqué le président de l’union nationale des handicapés de Guinée.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 627128221 / 625722947

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