Le procès des trois cent soixante un (361) personnes, interpellées le 25 octobre dernier dans les périphéries de la ville de Siguiri, a eu lieu hier lundi, 04 novembre 2019, au Tribunal de Première Instance de Siguiri. Après un débat de six (6) heures, le tribunal a libéré les 361 personnes interpellées pour infractions non constituées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Suite à une décision administrative en date du 25 octobre 2019, une patrouille mixte a été organisée à l’intérieur de la ville de Siguiri. Elle avait abouti à l’interpellation de plusieurs personnes en situation suspecte. Au total, trois cent soixante un (361) personnes avaient été mises aux arrêts : 342 maliens, 11 burkinabés, un ivoirien, 4 sénégalais et 3 guinéens.

Selon Alghassimou Diallo, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, 12 personnes de toute nationalité ont fait l’objet de poursuites, les autres n’étaient que des victimes. « A l’issue des enquêtes, nous avons retenu 12 personnes qui devaient faire l’objet de poursuites. Les autres étaient des victimes de Qnet. Ils n’ont posé aucun d’acte délictuel, encore moins aucun acte criminel et ils n’étaient porteurs d’aucune arme, aucune amulette. Donc, les 12 personnes, toutes de nationalité malienne, étaient poursuivies pour des faits de tentative d’escroquerie. A l’issue des débats, on s’est rendu compte que même cette infraction, on ne pouvait pas la leur imputer. Donc, dans ma réquisition, j’ai demandé au tribunal de les renvoyer des fins de la poursuite. Et, le tribunal les a renvoyés pour des fins de la poursuite », a expliqué le procureur.

Mais, la page de Qnet n’est pas définitivement tournée à Siguiri, apprend-on. Selon le procureur Alghassimou Diallo, les propriétaires des concessions où les mis en cause avaient été arrêtés vont être poursuivis. « La procédure ne prend pas fin parce que ces personnes ont été logées par des guinéens. Ceux qui ont logé ces personnes dans une concession, sans informer les autorités, seront poursuivis et traduits au tribunal », a-t-il précisé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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