Entamée il y a quelques jours, l’opération d’identification des électeurs en prélude aux élections législatives prévues le 28 décembre prochain, ne se passe pas sans quelques difficultés à Kaloum. En plus du faible engouement, les membres des CAERLE se plaignent de leurs conditions de travail, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans les différentes commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales de la commune de Kaloum, ce n’est pas le grand engouement. Ce mardi, 08 octobre 2019, les électeurs ne s’étaient pas encore mobilisés pour retirer leurs fiches d’identification.

« Pour le moment, il n’y a pas d’engouement autour du recensement. D’après ce que j’ai constaté, les gens ne sont pas informés, la CENI n’a pas communiqué suffisamment autour de cette opération. Donc, c’est nous-mêmes qui passons dans les concessions pour informer les gens et leur dire de venir récupérer leurs cartes », explique Morlaye Camara, vice-président de la CAERLE de Manquepas (secteur Mamayimbé).

Aboubacar Keita, président de la CAERLE n° 4018 de Boulbinet

Ce sentiment est partagé par Aboubacar Keita, président de la CAERLE n° 4018 de Boulbinet (secteur Ousmane Conté). Il estime aussi que les électeurs ne se mobilisent pas parce qu’ils ne sont pas bien informés. « C’est le manque d’information au niveau de la population. Les gens ont confondu les choses, certains disent que c’est pour préparer le troisième mandat ou bien la nouvelle constitution. Il faut que la CENI passe par les médias pour informer la population », lance cet agent.

En plus de la faible affluence des électeurs, d’autres problèmes sont constatés sur le terrain. Des problèmes qui touchent les membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE). Et, cela risque sérieusement de porter atteinte au bon déroulement de l’opération.

Morlaye Camara, vice-président de la CAERLE de Manquepas

« Nous n’avons pas de chaises où s’asseoir. Il faut qu’on aille emprunter des chaises et des tables chez les voisins pour pouvoir travailler. Et, lorsqu’on part pour emprunter les chaises, les gens nous disent de payer. Depuis qu’on a commencé à travailler, nous n’avons pas reçu de primes et on ne mange pas. Le président de notre CAERLE est venu, il nous a dit de travailler aujourd’hui jusqu’à 14 heures. Si la CENI n’arrive pas à remplir nos conditions, nous allons arrêter le travail », menace Morlaye Camara.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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