Au cours de la 13ème assemblée générale virtuelle de l’UFDG, tenue ce samedi 21 août 2021, Cellou Dalein Diallo est revenu sur la hausse du prix du carburant, annoncée le 3 août dernier par le gouvernement. Le principal opposant au régime Alpha Condé a fustigé les conséquences négatives de cette décision des autorités guinéennes sur la vie de la population, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le président de l’UFDG a commencé par souligner que le gouvernement n’a pas réussi à tenir sa promesse selon laquelle, les frais de transport n’allaient pas augmenter après la hausse du prix du carburant. 

« Dès le lendemain de la décision du gouvernement d’augmenter les prix à la pompe, les prix du transport à Conakry ont connu une augmentation de 33% pour les taxis dont le coût du tronçon passait de 1500 à 2000 FG et de 50% pour les minibus dont le coût du tronçon passait de 1000 à 1500 », a dit Cellou Dalein, ajoutant que les tarifs du transport interurbain ont connu aussi le même sort.

« En ce qui concerne le transport interurbain, pour le fret, le coût du transport de la tonne a augmenté en moyenne de 20% en passant de :

– 500.000 à 600.000 pour le trajet Conakry-Nzérékoré,

– 450.000 à 550.000 pour le trajet Conakry-Siguiri,

– 700.000 à 800.000 pour le trajet Conakry-Banankoro.

Pour le transport des voyageurs, on a enregistré une augmentation des prix sur tous les trajets interurbains. De Conakry vers l’intérieur du pays, les augmentations ci-après ont été constatées :

– Conakry-Nzérékoré, le ticket individuel est passé de 270.000 à 300.000 ;

– Conakry-Kissidougou, de 140.000 à 180000 ;

– Conakry-Koundara, de 250.000 à 280.000 ;

– Conakry-Mamou de 100.000 à 125.000 », a fait remarquer l’opposant.

Au même moment, ajoute-t-il, on a enregistré une forte augmentation des prix des denrées de première nécessité aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. « Sous l’effet de l’augmentation du coût du transport consécutive à l’augmentation du prix à la pompe et de la détérioration des infrastructures routières, même les produits locaux ont enregistré une hausse non négligeable (…).

Les prix de ces produits importés ont aussi pâti des conséquences de la rupture des chaines d’approvisionnement liés à la Covid-19, à l’augmentation du fret maritime et des impôts et taxes au cordon douanier.

Le sucre passe ainsi de 360.000 à 430.000 le sac de 50 kg,

– L’huile de 300.000 à 330.000 le bidon de 20 litres,

– Le lait sucré de 270.000 à 360.000 le carton,

– La sardine de 420 000 à 480 000 francs, le carton », a souligné Cellou Dalein Diallo.

L’opposant se montre aussi sensible aux difficultés des transporteurs qui, dit-il, subissent non seulement les conséquences de la hausse du prix du carburant, mais aussi de l’inflation et du mauvais état des routes.

« Les transporteurs ont d’énormes difficultés à équilibrer leurs comptes en raison de l’usure accélérée des pneumatiques et des pièces de rechange liés à l’état désastreux du réseau routier mais également à l’inflation qui frappe les prix à l’importation de ces consommables et pièces de rechange.

A titre d’exemple, le pneu 315 qui était vendu à 2 000 000 est vendu aujourd’hui à 2 500 000 ; soit 25% d’augmentation. Le pneu 385 passe de 2 400 000 à 3 000 000 francs guinéens. La suspension des camions de 12 000 000 à 17 000 000 de francs guinéens.

La fermeture de la frontière avec le Sénégal où s’approvisionnaient beaucoup de transporteurs en pièces de rechanges a contribué à renchérir le coût de ces pièces de rechanges », a déploré le président de l’UFDG.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 42

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