Fin de la grève à BICIGUI : « nous avons repris le boulot ce mercredi » (Abdoulaye Sow)

24 avril 2019 à 8 08 20 04204

Les employés de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie en Guinée (BICIGUI) ont repris le travail ce mercredi, 24 avril 2019. Après avoir observé quelques jours de grève, le syndicat des employés de cette banque dit avoir obtenu gain de cause et a suspendu le mouvement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est dans la nuit d’hier mardi qu’un accord a été trouvé entre le collège syndicale et les patrons de la BICIGUI.

Abdoulaye Sow

Joint au téléphone ce mercredi matin, le secrétaire général de la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finances de Guinée (FESABAG), Abdoulaye Sow, a confirmé la nouvelle. Selon monsieur Sow, « les 13 points de revendication ont été satisfaits. Nous avons repris le boulot ce mercredi matin ».

Les travailleurs de la BICIGUI suspendent ainsi une grève entamée le jeudi 18 avril dernier. Les points, inscrits dans la plateforme de revendication des travailleurs de la BICIGUI, ont été satisfaits par les employeurs.

Un ouf de soulagement pour les nombreux clients de la BICIGUI qui ont passé une semaine éprouvante.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Conflit agriculteurs-éleveurs à Lola : 2 morts, des dégâts et interpellations à Gonota

24 avril 2019 à 8 08 11 04114

La semaine dernière, deux personnes ont été tuées, plusieurs bâtiments détruits et de nombreuses personnes interpellées à Gonota Kpöwèkwolè, district relevant de la sous-préfecture de Guéasso, dans la préfecture de Lola. Cette situation est la conséquence d’un vieux conflit entre agriculteurs et éleveurs dans cette localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

Situé à 52 kilomètres de la ville de Lola, le district de Gonota Kpöwèkwolè est aujourd’hui complètement déserté. Les habitants qui n’ont pas été arrêtés ont fui le village pour se réfugier en brousse ou dans d’autres localités. A l’origine de cette situation, un vieux conflit entre agriculteurs et éleveurs qui a tourné au drame.

Tout est parti du meurtre d’un agriculteur du nom de Mamady Sidibé. Quelques jours après sa disparition, son corps a été retrouvé à côté d’un enclos de bœufs appartenant à l’éleveur Abdoulaye Diallo. L’employé de ce dernier, un malien qui gardait les bœufs d’Abdoulaye Diallo, a été d’être l’auteur du meurtre de Mamady Sidibé. Ce malien du nom de Boukary étant introuvable, son employeur a été arrêté et conduit à la gendarmerie de Lola.

Revoltés de cette situation, plusieurs habitants du village sont allés s’en prendre à Ousmane Bah, un autre éleveur, qu’ils ont tué en guise de représailles à la mort de l’agriculteur Mamady Sidibé. C’est là que commencent les interpellations, explique une femme de la localité. « Le lundi 15 avril, ils nous ont réveillés en disant que Mamady Sidibé dit Vieux est porté disparu. Les parents de Sidibé, ont saisi le chez le chef du village de la situation en l’informant que Vieux est parti au champ la veille et qu’il n’est pas rentré.

C’est ainsi qu’ils ont fait sortir les jeunes du village pour le rechercher. En menant leurs recherches, les jeunes ont retrouvé le corps de Vieux à côté de l’enclos d’Abdoulaye Diallo. Informées, les autorités de la préfecture de Lola ont déployé des agents de sécurité dans le village. Quand ils sont arrivés, les agents ont arrêté plusieurs jeunes de la localité qu’ils ont envoyés à Lola », témoigne-t-elle.

Maalogolo Camara

Suite à l’’interpellation de ces jeunes, les femmes de Gonota sont descendues dans la rue pour exiger la libération de leurs enfants. Et, ce mouvement de protestation a entraîné de nombreuses autres arrestations. « Nous les femmes, on s’est demandé pourquoi ils ont pris nos enfants sans nous donner la moindre explication. C’est ainsi que, dans l’unanimité, nous avons décidé de barricader la route en signe de protestation. Les autorités sont venues nous voir pour nous demander d’enlever les barrages. Ce qui fut fait.

Mais, comme ils n’ont pas libéré nos enfants, on est sorti à nouveau pour ériger des barricades à la rentrée du village. Quand ils revenus cette fois, ils ont jeté du gaz lacrymogène sur nous. Tout le monde s’est enfui : certains sont allés en brousse et d’autres sont partis s’enfermer dans leurs maisons. Mais, les agents sont allés défoncer les portes de nos maisons pour nous arrêter. Depuis le vendredi, 19 avril 2019, nous sommes dans les mains de la gendarmerie de Lola », ajoute cette dame.

Fatoumata Sanoh

Fatoumata Sanoh, une autre habitante de Gonota, explique qu’une soixantaine de personnes dont des sages et des femmes sont aujourd’hui détenues à Lola. Elle précise qu’avant ces arrestations en masse, plusieurs habitants du village sont allés s’en prendre aux biens des responsables locaux, accusés d’être à l’origine de cette situation. « Quand les premières interpellations ont eu lieu, les citoyens se sont demandé pourquoi leurs frères ont été arrêtés.

Ils sont partis s’attaquer aux biens des responsables locaux. Ils ont saccagé les 6 maisons appartenant au président du district et ses adjoints. Ils accusent ces derniers d’être responsables de toute cette situation. Parce que ce sont ces autorités locales qui ont installé les éleveurs dans la zone pour des intérêts personnels », a laissé entendre cette autre dame.

Pour l’heure, le berger malien, accusé d’avoir tué l’agriculteur Mamady Sidibé reste encore introuvable. Son employeur, Abdoulaye Diallo (Propriétaire des bœufs qu’il gardait) se trouve à la gendarmerie de Lola, tout comme la soixantaine d’habitants de Gonota, interpellés par les forces de l’ordre.

De retour de Lola, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél :+224620166816/666890877

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