Démission de Cheick Sako : l’opposition l’accueille « avec beaucoup de soulagement »

27 mai 2019 à 15 03 17 05175
Cheick Sako

Peu après son annonce, la démission du ministre d’Etat de la justice suscite déjà des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé par Guineematin.com, le député uninominal de Labé et membre du bureau exécutif de l’UFDG, Cellou Baldé, salue cette décision et s’attend à ce que d’autres hauts responsables de l’Etat lui emboitent le pas.

Hon. Cellou Baldé

« Au niveau de l’opposition et du Front National pour la Défense de la Constitution, nous croyons en cette démission. Nous l’accueillons avec beaucoup de soulagement parce que ça nous conforte dans notre position. Nous avons toujours dit que les cadres du gouvernement et même des gens au niveau du RPG Arc-en-ciel, ne partagent pas tous cette initiative suicidaire de monsieur Alpha Condé de doter la Guinée d’une nouvelle constitution en violation flagrante de celle en vigueur et des lois de la République.

Je crois que Cheick Sako a vu juste et il a tiré les conséquences. Et, le contenu de quelques lignes de sa lettre de démission qu’il a décliné en dit long. Monsieur Sako a dit que c’est par rapport à l’initiative de révision constitutionnelle dont il ne partageait pas et il a été carrément écarté de l’équipe qui a rédigé la nouvelle constitution. En tant que ministre de la Justice, garde des sceaux, il ne peut plus continuer à s’associer à cette gouvernance.

Par ailleurs, nous avons des informations, de sources concordantes, comme quoi, beaucoup de ministres de la République ne sont pas d’accord avec cette initiative dangereuse du président de la République. Nous attendons dans les prochains jours ou semaines que d’autres ministres jettent également l’éponge et nous attendons également que d’autres responsables même des institutions de la République interpellent davantage le Prof. Alpha Condé par rapport à cette initiative que nous jugeons dangereuse pour la République de Guinée », a dit l’opposant.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Casse de Kaporo rails et Kipé 2 : la ministre Mariama Sylla dénonce un « délai insignifiant »

27 mai 2019 à 14 02 56 05565

La ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a regretté le cours délai accordé aux déguerpis de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dar-Es-Salam par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire avant de casser leurs bâtiments. Hadja Mariama Sylla plaide également pour le dédommagement des victimes. Elle l’a dit ce lundi, 27 mai 2019 à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« J’exprime ma solidarité à ces populations par rapport à ce qui leur arrive. Parce que le délai qu’on leur a accordé est un délai insignifiant, c’est-à-dire que c’est un délai qui est très court. Par rapport à cette situation, vous savez que nous avons des travailleurs sociaux. On a mis les travailleurs sociaux sur le terrain pour qu’ils puissent, sur le plan psycho-social, accompagner ces familles qui ont été victimes de ces opérations de déguerpissement. Mais malheureusement, les populations n’ont pas voulu recevoir ces travailleurs sociaux », a notamment dit Hadja Mariama Sylla.

Par ailleurs, la ministre s’est réjouie de l’annonce faite par le gouvernement de dédommager les victimes, notamment celles de Kaporo Rails et Kipé 2. « Je salue l’initiative de monsieur le président de la République d’accompagner ceux qui détiennent des documents, tels que des titres fonciers. Sinon moi, je suis solidaire de ce qui leur arrive et je leur exprime ma compassion », a dit Hadja Mariama Sylla.

Sur d’autres aspects de sa communication, la ministre est revenue sur les difficultés auxquels son département est confronté. « Les réelles faiblesses de mon département, c’est la faible perception de la mission de mon département par les communautés. On pense toujours que c’est le ministère qui est chargé de la mobilisation sociale. L’autre faiblesse est le budget alloué à mon département, est faible par rapport à tout ce que nous avons comme mission et objectifs à atteindre. L’autre chose, c’est par rapport au manque de siège. Nous n’avons pas un siège pour le département, les structures sont éparpillées à travers la ville. Aussi, nous communiquons moins. Donc, je salue aujourd’hui que ce ministère soit doté d’un conseiller en communication. Mais, vous savez que la communication suscite de gros moyens et nous sommes à moins d’un pour cent du budget national. L’autre faiblesse, c’est l’ameublement, surtout au niveau des structures déconcentrées et ça, on n’est pas représenté. C’est difficile. Le ministère se résume à un seul directeur…».

Pour faire face aux défis qui assaillent le département, Hadja Mariama Sylla plaide pour plus de ressources. « Je plaide à ce que nous ayons des ressources substantielles… C’est pourquoi on a opté pour la stratégie du faire-faire. Nous voulons, dans les prochains jours, meubler le cadre organique de notre département. Nous travaillons dans ce sens-là avec le ministère du budget et de la fonction publique ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Malapouya (Boké) : un responsable local dénonce les chinois qui appauvrissent les citoyens

27 mai 2019 à 14 02 38 05385

La sous-préfecture de Malapouya, dans la préfecture de Boké ressent fortement aujourd’hui les impacts de l’exploitation minière dans la région. Les travaux de construction du chemin de fer Dapilon-Télimélé qui traverse cette localité ont causé beaucoup de dommages à la population locale, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial sur place.

Sadjo Compo, chef du secteur Momolabé, l’un des secteurs de Malapouya, constate aujourd’hui avec beaucoup d’amertume les dégâts causés par ces travaux, réalisés par le consortium SMB. Il accuse les chinois qui exécutent ces travaux non seulement d’appauvrir les citoyens mais aussi de polluer l’environnement.

Sadjo Compo

« Je vois la peine de mes concitoyens qui sont en train de perdre leurs plantations qui leur permettaient de s’alimenter paisiblement. Je vois la pollution de notre marigot dont l’eau n’est plus utilisable ni pour la consommation ni pour la lessive. Mais je n’y peux rien », regrette ce responsable local.

Le chef de secteur dit n’avoir jamais été consulté par rapport à ces travaux. Et quand il a tenté de s’intéresser au dossier, il s’est heurté à l’attitude méprisante des chinois à son égard. « Le jour où ils sont venus pour le recensement des propriétaires de plantations, je me suis adressé au chinois en ma qualité de chef de secteur. Il m’a répondu qu’il ne connaît pas un chef en Guinée à part Alpha Condé, et qu’il n’a à consulter ou à rendre compte qu’à ce dernier », révèle Sadjo Compo.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Accident mortel à la T6 : avis de recherche

27 mai 2019 à 14 02 25 05255

Ce monsieur a subi un accident hier, dimanche 26 mai 2019, à T6. Malheureusement, il n’avait sur lui aucune pièce pouvant aider à son identification. Actuellement, son corps se trouve à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen.

Pour plus d’informations, prière de contacter un des numéros suivants : le 622343321 ou le 622111333

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Contre le 3ème mandat : voici la lettre de démission de Cheick Sako

27 mai 2019 à 13 01 53 05535

Ainsi, Alpha Condé et Kassory Fofana cachaient cette importante information aux Guinéens depuis déjà une semaine ! C’est le 20 mai que le ministre Cheick Sako a annoncé sa démission de quitter l’Alpha-gouvernance parce qu’il ne peut pas cautionner une modification ou un changement de la Constitution de notre pays dans l’unique but d’offrir un pouvoir à vie au président actuel…

« Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », a écrit le ministre démissionnaire.

Après Khalifa Gassama Diaby et maître Cheick Sako, à qui le tour ?

Attendons de voir !

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Pouvoir à vie pour Alpha Condé ? Le ministre de la justice démissionne

27 mai 2019 à 13 01 32 05325

L’information a été rendue publique ce lundi 27 mai 2019, par nos confrères de Jeune Afrique. Maitre Cheikh Sakho, jusque-là ministre d’Etat, ministre de la Justice a décidé rendre le tablier. Sa démission a été présentée au président Alpha Condé depuis le 20 mai dernier, ajoute la même source.

Parmi les raisons de ce départ du gouvernement de maitre Cheikh Sakho, figure notamment son opposition à une modification de la Constitution guinéenne qui vise à permettre à Alpha Condé à continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020.

Selon nos confrères, Cheikh Sako a adressé sa lettre de démission à Alpha Condé depuis le 20 mai 2019. « Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », écrit Cheick Sako.

Maitre Sako occupait ce poste depuis l’année 2014. Cette démission intervient à un moment où les supporters du président Alpha Condé font des pieds et des mains pour pousser leur champion à continuer à diriger la Guinée au-delà de ses mandat légaux. De nombreux autres guinéens sont aujourd’hui opposés à cette idée et la résistance est entrain de s’organiser lentement mais sûrement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Madina Guilédji (Koumbia) : un seul enseignant titulaire pour 6 classes

27 mai 2019 à 13 01 17 05175

Le secteur éducatif se porte très mal dans la sous-préfecture de Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual. La plupart des écoles de cette zone sont en manque d’enseignants. C’est le cas de l’école primaire de Madina-Guilédji où un seul enseignant titulaire est présent pour 6 groupes pédagogiques, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Créée en 1946, cette école élémentaire ne manque pas de salles de classe encore moins de logements pour les enseignants. Mais, ce sont les enseignants eux-mêmes qui manquent. Pour les 6 groupes pédagogiques que compte l’établissement, il y a un seul enseignant titulaire qui est également le directeur de l’école.

Thierno Oumar Diallo

« A l’école primaire de Madina, nous étions deux enseignants titulaires : madame Mahawa Camara et moi. Mais, cette dame est absente de l’école pour des raisons de famille depuis les vacances. Elle est venue vers la fin décembre 2018, me dire qu’elle est malade. Elle est rentrée à Boké. Elle est revenue en janvier 2019 pour solliciter un congé de maternité. Et en mars, j’ai appris qu’elle a accouché de jumeaux », explique Thierno Oumar Diallo, le directeur de l’école.

Avec le départ de cette dame, le directeur se partageait les cours avec deux enseignants recrutés et payés par la communauté. Il prend en charge les 5ème et 6ème années pour une centaine d’enfants et les deux autres s’occupent respectivement des 3ème et 4ème années et des 1ère et 2ème années. Mais, ces deux dernières classes ont fini par être fermées en avril dernier suite au retrait d’un des contractuels communautaires. « Pour combler le manque d’enseignants dans cette école, nous avons contacté Yéro Mambi, un enseignant à la retraite, (un natif de la localité et ancien DSEE), qui a demandé un million par mois. Mais nous avons vu que les parents ne pouvaient pas le payer à ce prix.

Yéro Mambi

Finalement, nous avons demandé aux parents de trouver 7 mille francs par élève et par mois. Ce qui fait 700 mille francs comme salaire mensuel de Yéro Mambi. Et le second communautaire, Thierno Sadou Koulibaly est payé à 500 mille francs le mois. Mais dans le paiement, il arrive du retard dans la mobilisation des montants. Donc, le premier montant est toujours reparti entre les deux et le reste est payé au fur et à mesure. Mais, en avril dernier, après la collecte, nous avons constaté que l’argent n’a pas été au complet. Yéro Mambi a exigé d’avoir ses 700 mille qui ont été difficilement réunis.

Thierno Sadou Koulibaly aussi est venu dire que tant qu’il n’a pas l’argent au complet il ne rentrera pas en classe. Il a reçu 300 mille. Il restait 200 mille. Finalement, il a quitté. Et, nous sommes allés un peu partout pour chercher un enseignant pour son remplacement, mais en vain », a indiqué, a indiqué le directeur de l’école primaire de Madina Guilédji.

En ce qui concerne l’évolution des programmes dans son école, monsieur Diallo souligne que « nous ne pensons pas finir le programme avec le retard accusé pendant la grève et la situation des classes multigrades. Nous sommes entre 55% et 65% des programmes en moyenne. Et vu le temps qui nous reste, je ne pense pas qu’on puisse l’achever. Mais nous faisons ce que nous pouvons pour sauver les enfants », a-t-il laissé entendre.

Joint au téléphone sur cette situation, le Délégué Scolaire de l’Enseignement Elémentaire (DSEE) de Koumbia, Mamadou Abdoulaye Diakhaby, a souligné que le manque d’enseignants n’est pas propre seulement à Madina Guilédji. C’est un problème général à Koumbia voire dans tout Gaoual. « Nous avons pour les 43 écoles primaires de Koumbia, un manque de 21 enseignants. Et, 5 écoles sont actuellement fermées faute d’enseignants. Et la situation des classes multigrades n’est pas seulement observée à l’école de Madina. Seules les écoles de Bembéla et Dara Bowé font l’exception. Et chacune d’elle compte 2 enseignants communautaires », a-t-il dit.

Face à cette situation qui menace sérieusement l’éducation des enfants de la localité, l’association des parents d’élèves et amis de l’école de Madina Guilédji, (APEAE), les ressortissants de cette localité à Conakry (ADEMA) et ailleurs ainsi que la direction de l’école, ont tenu une réunion d’urgence le 9 mai dernier, en vue de trouver une solution aux problèmes décrits plus haut. Il a été décidé de saisir les autorités en vue de trouver au moins deux enseignants titulaires à l’ouverture des classes prochaine et de procéder à l’immédiat, à la mobilisation des efforts pour la reprise des cours en 1ère et 2ème années.

Aux dernières nouvelles, la correspondance destinée au Préfet de Gaoual est déjà arrivée dans les mains du sous-préfet de Koumbia et celle adressée au directeur préfectoral de l’éducation a été remise au DSEE de Koumbia. Du côté des autres acteurs à la base, il a été procédé au recrutement d’un enseignant communautaire pour essayer de combler le vide créé par Thierno Sadou Koulibaly.

De retour de Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bobo Denken salué à Malapouya : « tous les Guinéens devraient l’imiter »

27 mai 2019 à 13 01 14 05145

L’opérateur économique, Elhadj Mamadou Bobo Denken Diallo, s’est forgé une grande réputation Malapouya, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de la ville de Boké. Avec les actions humanitaires qu’il a réalisées dans cette localité, le président de la chambre nationale d’agriculture est vu aujourd’hui comme un modèle, une référence sur place.

Au micro d’un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette commune rurale, Mamadou Saliou Compo, un habitant du village Kambaki, a appelé tous les Guinéens y compris le président de la République, à prendre l’exemple de Bobo Denken.

« Je demande à tous les Guinéens de travailler comme Bobo Denken Diallo. Il est entré dans notre sous-préfecture, Malapouya, il a procédé au reprofilage de toutes nos routes qui étaient difficilement praticables. Aujourd’hui, entre Denken et Malapouya, tu peux rouler, les yeux fermés. Il vient aussi dans nos localités pour nous débarrasser de la misère en nous offrant de l’argent et des denrées. Donc, j’invite tous les Guinéens à faire comme Bobo Denken. Même le président Alpha Condé doit l’imiter », a dit le jeune homme.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : les tradi-praticiens dénoncent « le mépris et la répugnance » dont ils sont victimes

27 mai 2019 à 10 10 43 05435

La Fédération Guinéenne des Associations de Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) interpelle le président Alpha Condé sur les difficultés qu’elle rencontre en ce moment. Ces tradi-praticiens dénoncent notamment « le mépris et la répugnance » dont ils font l’objet malgré leur reconnaissance officielle. Ils l’ont fait savoir avant-hier, samedi 25 mai 2019, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son exposé, Tamba Joseph Millimouno, secrétaire général de la fédération, a fait lecture de plusieurs courriers échangés d’une part, entre son organisation et certaines institutions républicaines, entre la fédération et le gouvernement d’autre part.

Revenant sur le contenu d’une des correspondances adressées au Médiateur de la République, Tamba Joseph Millimouno a dit que « le ministère de la Santé est le département de tutelle qui exerce un droit de contrôle sur les activités des tradi-praticiens dans un cadre de partenariat dans la couverture sanitaire du pays. Cependant, il a été donné à la fédération tout au long de ces dernières années, de constater que malgré sa reconnaissance légale, elle fait l’objet de mépris et de répugnance de la part des cadres en charge de la Division Médicale Traditionnelle du département de la santé (refus catégorique de financement des projets déposés, fausses promesses de financement malgré les fonds alloués aux tradi-praticiens par l’Etat et les bailleurs de fonds, retentions de correspondances, refus de communication…). Cette situation n’a pas découragé la fédération qui est toujours parti vers eux, dans le cadre d’atteindre les objectifs contenus dans son plan stratégique quinquennal d’activités ».

Par ailleurs, Tamba Joseph Millimouno a fait savoir que les nombreuses démarches menées par son organisation sont restées infructueuses. « Nous avons décidé de mener cette démarche pour une fois encore montrer au gouvernement que les efforts que nous sommes en train de faire sont vains, et encore réitéré notre engagement auprès d’eux pour leur dire que nous sommes toujours prêts à faire notre travail. Et aussi leur dire que la fédération a plusieurs difficultés. Nous avons mené plusieurs démarches auprès du gouvernement, notamment auprès du ministère de tutelle, auprès de l’ancien Premier ministre, tout comme auprès du nouveau. Mais, il n’y a pas eu de suite favorable. C’est pourquoi nous organisons ce point de presse pour rappeler encore au gouvernement nos préoccupations afin que ce gouvernement, en l’occurrence le président de la République s’intéresse à cette fédération. Puisque, c’est lui seul qui peut aider cette fédération à être opérationnelle », a dit le secrétaire général de la fédération.

Pour sa part, Mamady Daman Traoré, président de la FEGAGTH, a sollicité l’implication personnelle du chef de l’Etat pour sortir son organisation des difficultés qu’elle traverse. « Aujourd’hui, la fédération guinéenne des associations des guérisseurs traditionnels souffre énormément. Nous vous demandons, monsieur le président de la République, votre implication en faveur de notre fédération et cela dans le cadre de l’amélioration, non seulement des conditions de travail de la fédération, mais encore de la santé des populations. On a monté assez de projets importants dans ce sens qui sont acceptés par l’OMS, la CEDEAO et le département de la Santé, mais la réalisation tarde encore à se faire. Donc, nous souhaiterions avoir un contact direct avec le président de la République, soucieux du bien être de la population guinéenne pour échanger avec lui afin qu’il soit mieux informé du fonctionnement de la fédération et la situation réelle des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée », a sollicité Mamady Daman Traoré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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Risque d’inondation à Sogbè (Kankan) : Guiter SA sort de son silence et apporte des précisions

27 mai 2019 à 10 10 25 05255

On vous annonçait récemment que le quartier Sogbè, dans la commune urbaine de Kankan, fait face à un sérieux risque d’inondation pendant la saison pluvieuse qui commence. Dès la tombée des premières pluies, une mare d’eau s’est formée dans cette localité, causant d’importants désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans le voisinage. Une situation dont le chef de quartier a imputé la responsabilité à la société Guiter SA, en charge des travaux de bitumage des voiries urbaines de Kankan.

Et, cette accusation ne laisse pas indifférents les responsables de Guiter SA. Mamady Condé, responsable des travaux de la voirie urbaine de Kankan, a accordé une interview à Guineematin.com sur la question. Il a démenti les propos du chef de quartier, apportant des précisions sur cette situation.

Décryptage !

Guineematin.com : le chef de quartier de Sogbè vous accuse d’avoir mal travaillé dans cette localité parce que vous n’avez pas construit des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. Quelle est votre réaction face à cette accusation ?

Mamady Condé : nous, on ne se défend pas, nous ne pouvons que dire la réalité parce que qui se défend se reproche de quelque chose. On était sur le terrain en train de travailler tranquillement lorsqu’un groupe de jeunes est venu nous dire d’arrêter les travaux, parce que ces travaux-là ne les convenaient pas, c’était au mois de janvier.

Guineematin.com : pourquoi ils vous ont demandé d’arrêter les travaux ?

Mamady Condé : selon eux, c’est parce qu’il y a une quantité importante d’eau qui vient du marché et qui n’a pas où aller, donc ils nous ont demandé de faire un travail contractuel. Pourtant, nous on n’a pas l’ordre des services du ministre, d’intervenir ainsi, surtout un travail qui a de l’impact sur la population. Vous savez que l’entreprise est privée, elle n’a pas le droit d’aller faire certains travaux publics sans l’autorisation du ministère.

Guineematin.com : alors, est ce que les machines de Guiter SA sont passées sur la partie qui fait objet de polémique ?

Mamady Condé : bien sûr ! On était prêt à faire le bitumage dans les règles de l’art, mais malheureusement, les jeunes du quartier, en compagnie du chef de quartier, sont venus nous menacer, que si on ne quitte pas ils vont brûler nos machines. On a donné toutes les explications possibles pour leur dire de nous laisser travailler, et après, s’il y a autre chose à faire, on peut négocier auprès des autorités. Donc vu la façon dont ils sont venus faire peur à la mission de contrôle, alors elle a demandé à l’entreprise d’arrêter les travaux parce qu’elle ne veut pas cautionner les violences.

Guineematin.com : vous dites que vous étiez prêts à bitumer la zone inondée, mais les gens dénoncent surtout le fait que vous n’avez pas construit de caniveaux. Ils disent que si vous bitumez la route sans mettre des canaux d’évacuation des eaux de ruissellement, cela peut causer des inondations.

Mamady Condé : on peut bien sûr bitumer la partie sans faire de caniveaux. Je dis bien que le caniveau qu’ils demandent est un exutoire qui est perpendiculaire à cette route. Il quitte le marché Sogbè pour traverser cette route et aller vers la mosquée « Sounna » pour joindre le grand caniveau qui va vers Sansangbéré.

Guineematin.com : maintenant que le problème se pose sur le terrain : les eaux stagnantes fatiguent les gens, qu’est-ce que vous pouvez faire face à cette situation ?

Mamady Condé : cela fait deux fois, lorsque le directeur national des voiries urbaines monsieur Conté était venu, nous sommes de Kankan, on l’a pris ce jour pour aller lui montrer le lieu. Après la réunion qu’on a eue avec les autorités, on est inquiet parce que ces eaux stagnantes ne sont pas bonnes pour la population. On lui a montré les lieux pour qu’il puisse faciliter le dossier afin que nous intervenions, mais il a dit qu’il va aller informer le ministre. Tout récemment, quand le ministre Naïté est venu à Kankan, la visite de cette partie ne faisait pas partie de son agenda, mais par rapport à cette malheureuse situation, on lui a demandé d’aller voir le lieu lui-même pour qu’il puisse prendre une décision.

Il a été déçu lorsqu’il a vu la mare. Il a dit comment se fait-il qu’un X ou Y vienne parler de trucs techniques comme s’il n’y avait pas d’autorité. Après, il nous a demandé quelle est la solution, on lui a dit que c’est la continuation des exutoires qui vont jusqu’à Sansangbéré, mais il faut un avenant (…) Vu l’enjeu de déplacer ceux qui sont à l’aval, il a dit qu’il va discuter avec nous pour voir comment faire afin de soulager les citoyens, parce que c’est vraiment ça notre souci.

Guineematin.com : le chef de quartier de Sogbè a révélé que lorsque le problème s’est posé, Guiter a dit qu’elle n’a pas de solution maintenant parce qu’elle n’a pas de financement, et que même les travaux déjà réalisés c’est vous-mêmes qui les avez financés. C’est vous qui préfinancez les travaux ou bien vous avez reçu le financement de l’Etat ?

Mamady Condé : tous les travaux publics sont financés par l’Etat, il y a quand même ce que Guiter fait et que les autres ne font pas. On travaille, après on se met à réclamer notre argent. Et parfois, on n’est obligé d’arrêter les travaux parce qu’il n’y a pas de payement.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat : voici la position du Pr Togba ZOGBELEMOU

27 mai 2019 à 8 08 04 05045

A la suite des demandes répétées de plusieurs concitoyens, j’ai décidé de me prononcer sur une actualité juridique brûlante du pays.

J’ai entrepris de rédiger cette contribution après avoir lu et analysé près d’une cinquantaine d’articles, interviews et commentaires publiés par les sites internet guinéens.

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Filles âgées et célibataires : pourquoi vous n’êtes pas mariées ?

27 mai 2019 à 1 01 14 05145

« Cette voiture est à moi, je suis responsable des ressources humaines dans une entreprise de la place. Par modestie, je ne vous dirais pas que je suis très belle ; mais, je suis belle et issue d’une famille très respectable. Mais, jamais un homme n’a envoyé les colas chez mes parents pour m’épouser. Toutes mes copines se sont mariées, elles ont 2 à 3 enfants… J’ai tellement envoyé de colas à la mosquée, je suis partie tellement chez des marabouts qui m’ont lavé avec tellement de choses que ça n’a toujours pas abouti… »

Le mois d’avril 2019, veille du mois saint de Ramadan, a connu une véritable ruée vers les états civils de Conakry et de l’intérieur du pays pour de très nombreux couples. Une démarche qui s’inscrit dans la logique de la célébration de leur union devant l’officier d’état civil. Mais, d’autres jeunes filles n’ont pas pu faire partie de ce lot. D’ailleurs, elles sont nombreuses à « tarder » à se trouver un prétendant, bien qu’elles soient majoritairement belles, à l’âge avancé parfois, bien éduquées, jouissant d’une relative indépendante financière.

Une situation qui suscite des commentaires, des railleries et même des quolibets dans nos sociétés, généralement très conservatrices où le mariage est obligatoire pour fonder un foyer respectable. De nombreuses jeunes femmes ont souvent entendu des remarques du genre « trouve-toi un mari maintenant », ou « toutes tes copines se sont mariées, qu’est-ce que toi tu attends ? », ou encore « si tu es toujours célibataire, c’est parce que tu refuses de te marier ». Des rappels à l’ordre difficile à entendre, alors que les filles du voisinage qui se sont mariées très tôt sont souvent citées en exemple.

Qu’est ce qui explique réellement ce problème ? Pourquoi de plus en plus de femmes se retrouvent aujourd’hui célibataires à 30 ans ? Un coup du destin ou un choix personnel ? Pour tenter de répondre à ces questions un reporter de Guineematin.com a donné la parole à certaines jeunes filles/femmes de Conakry, dans la journée de ce vendredi, 24 mai 2019.

Dans les sociétés africaines, on vous fait bien comprendre que « le mariage, c’est la consécration suprême pour une jeune fille. Ne pas se marier, c’est admettre qu’on ne vaut rien, pensent de nombreux observateurs. À un certain âge, la femme doit être mariée. Un point, c’est tout ».

Aminata Pilimini Diallo, journaliste de profession, âgée de 30 ans, est directrice de publication du site d’informations actu-elles. Cette célibataire explique qu’elle préfère vivre seule plutôt que d’être mal accompagnée. Elle refuse d’épouser un homme avec qui elle n’a rien en commun.

« Le mariage, c’est avoir la chance d’avoir l’homme de sa vie. Moi personnellement, ces dernières années, j’ai choisi de ne pas aller avec n’importe qui, parce que je suis intellectuelle. Quand on est intellectuelle, on doit choisir avec qui vivre, qui doit nous accepter, qui est compatible à ce que nous voulons. L’homme de nos rêves, c’est celui qui accepte qui nous sommes, ce que nous sommes. Par exemple ces dernières années, j’ai eu des hommes qui voulaient m’épouser, mais qui m’ont posé des conditions de changer ma vie. On ne peut pas changer sa vie pour vivre la vie des autres », soutient la journaliste.

Pour ce qui est des railleries, Aminata Pilimini dit que ça lui arrive d’en être victime. « C’est vrai qu’à chaque fois, quand je rencontre des membres de ma famille, surtout des femmes que je connaissais depuis toute jeune, elles me disent : ah tu as fini tes études. Je dis oui. Tu as trouvé un mari, je réponds par la négative. Elles me disent que je refuse de me marier. Je rétorque que je ne refuse pas, mais que je ne veux pas de n’importe quel mari. Après, elles me regardent avec des yeux bizarres. Nous sommes dans une société où on juge tellement les femmes, on fait comme si c’est toi qui refuse de te marier. A la maison, maman me juge, papa me juge, ils me disent voilà tu as eu tes 30 ans, tu n’es toujours pas mariée. Mais à mon avis, ce n’est pas ça qui compte. Nous avons vu des femmes qui se sont mariées à 40 ans, qui sont très heureuses dans leurs foyers parce qu’elles ont été matures avant de se marier. J’estime qu’avec mon âge, je suis mature et je pourrais bien gérer mon foyer ».

Pour sa part, Mariam Sylla est une belle femme, âgée de 39 ans. Elle a confié au reporter de Guineematin.com qu’elle vit dans un enfer en famille à cause de son statut de célibataire. « Ce qu’il faut faire comprendre aux gens, c’est que toute femme désire se marier, aucune femme ne choisi de rester aussi longtemps sans trouver de mari. Moi, par exemple, cette voiture est à moi, je suis responsable des ressources humaines dans une entreprise de la place. Par modestie, je ne vous dirais pas que je suis très belle ; mais, je suis belle et issue d’une famille très respectable. Mais, jamais un homme n’a envoyé les colas chez mes parents pour m’épouser. Toutes mes copines se sont mariées, elles ont 2 à 3 enfants ».

Par ailleurs, Mariam Sylla avoue qu’elle n’échappe pas aux remarques et autres railleries. « Je suis tout le temps persécutée par mon père et mes tantes qui me demandent qu’est-ce que tu attends pour te marier ? On ne veut plus te voir dans cette maison parce que tu refuses de te marier. Au fond, c’est choquant, il n’y a pas où je n’ai pas été ou ce que je n’ai pas fait pour avoir un mari. J’ai tellement envoyé de colas à la mosquée, je suis partie tellement chez des marabouts qui m’ont lavé avec tellement de choses que ça n’a toujours pas abouti. Donc, j’aimerai que nos proches sachent qu’on souffre et que le mariage, c’est la chance. Qu’on arrête de nous reprocher notre état célibataire », lance-t-elle.

De son côté, Hassatou Lamarana Bah, journaliste-écrivaine, âgée de 27 ans, une femme cultivée peut bien aider le foyer à s’épanouir et ne doit pas être vue comme sources de problèmes. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que les femmes instruites et indépendantes, comme nous, ont des problèmes à trouver un mari en Afrique, notamment en Guinée. On nous colle souvent plusieurs étiquettes de femme insoumise, qui ne respectera pas son mari, qui va commander son mari à la maison, ses enfants ne seront pas bénis parce qu’elle va commander son mari. C’est tous ces facteurs là qui font que nous femmes instruites, on peine à trouver un mari. Ce que je pourrais dire, c’est de sensibiliser les parents afin que les familles comprennent réellement que ce n’est pas parce qu’on a fait des études supérieures, qu’on a un travail, qu’on est au dessus de l’homme. Il faut que les gens sachent qu’une femme qui travaille peut mieux aider son mari dans les besoins de la famille. Qu’ils arrêtent ce complexe », conseille-t-elle.

La vie de célibataire a un prix à payer pour la femme dans la société africaine. Ce prix est celui de la solitude et de l’injustice. Sont-elles coupables de cette situation ? Et les hommes dans tout ça ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Déguerpissements des populations à Dar-Es-Salam : l’UFD dénonce

26 mai 2019 à 17 05 39 05395
Mamadou Baadiko BAH, président UFD

Déclaration : Sur la lancée de Demodoula, Kaporo-Rail et Kipe2, les démolisseurs se sont attaqués au quartier de Dar-es-Salam. Avec une brutalité et une hargne redoublées, le gouvernement poursuit sa politique de déguerpissement contre les populations démunies.

La première question qu’on doit se poser dans ces conditions, c’est de savoir : quelle urgence y avait – il à lancer ces opérations aux graves conséquences humanitaires, en plein mois de Ramadan, avec des populations en grande partie musulmanes, à l’orée de la saison des pluies ?

En fait tout se passe comme si le gouvernement était pressé d’administrer, non pas une simple punition à des gens qui se sont retrouvés en marge de la loi, mais plutôt un véritable châtiment. Malgré toutes les suppliques des populations concernées et les appels de toutes sortes à la raison et à la responsabilité, le gouvernement se montre totalement insensible aux malheurs du petit peuple, traité avec arrogance et mépris. Pour seule réponse, le pouvoir corrompu et incompétent, rejette la responsabilité de leurs malheurs sur les victimes de sa politique anti-populaire, comme à Dabondy où le déferlement nocturne d’ordures a fait récemment 5 morts.
Dans un communiqué du conseil des ministres en date du 14 mars 2019, le gouvernement – certainement pour donner le change – avait repris en grande partie les propositions faites par l’UFD dans notre communiqué publié le 13 mars 2019. Mais toutes ces belles promesses, comme toutes celles que fait le pouvoir, sont restées lettre morte. La folie destructrice n’a fait qu’empirer. Les actions en cours, loin de contribuer positivement à la résolution des problèmes urbanistiques vieux de plus de 60 ans, ne font qu’aggraver la misère des populations.

Avec ces opérations inhumaines, menées avec un amateurisme déconcertant, le masque est tombé. Voilà donc la véritable nature de la politique du président Alpha Condé. Aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, c’est la réponse des bulldozers et des forces de sécurité. Aux élites prédatrices et corrompues, aux délinquants en col blanc, c’est le laxisme et l’impunité, quand ce ne sont pas les honneurs.

Face à ces actes ignobles, nous exigeons :

. Une aide immédiate aux victimes nécessiteuses des déguerpissements
. Le recasement puis l’indemnisation correcte, sans exception de tous les déguerpis
. L’arrêt immédiat des démolitions jusqu’ à la fin de la saison des pluies et la confection d’abris provisoires en cité de transit pour les habitants exposés aux éboulements en saison de pluie
. La publication immédiate des sites concernés par le programme de déguerpissement sur toute l’étendue du territoire et le calendrier de déguerpissement
. Des poursuites judiciaires en responsabilité civile et pénale contre les agents de l’administration ou des communes ayant délivré des documents illégaux d’occupation du domaine public
. L’intensification des actions de sensibilisation des populations installées dans des zones insalubres et dangereuses.

Nous appelons à une puissante mobilisation populaire pour contraindre le gouvernement qui ne compte que sur la force, la corruption et la duplicité, à se plier à ces exigences très raisonnables dans tout pays civilisé.

Fait à Conakry, le 26 mai 2019

Pour le Bureau Exécutif National

Le Président Mamadou Baadiko BAH

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Dix derniers jours du Ramadan, Aumône de la rupture : Oustaz Ramadan Bah à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 51 05515
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma

Les fidèles musulmans du monde ont entamé ce dimanche, 26 mai 2019, la dernière partie du mois de Ramadan. Plus importante des trois phases de ce mois de pénitence, cette étape est également la plus difficile. Elle requiert du jeûneur davantage de courage, de dévouement et d’abnégation. Pour parler de ces 10 derniers jours du Ramadan : les actes d’adoration requis et les avantages qui en découlent, Guineematin.com a reçu comme invité Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous de la particularité des 10 derniers jours du mois de Ramadan et leur importance pour les jeûneurs.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : les 10 derniers jours du mois de Ramadan, c’est la partie la plus importante de ce mois. Vous savez, le mois est subdivisé en trois parties : la première partie est appelée miséricorde, la 2ème partie le pardon, et la 3ème partie l’affranchissement de l’enfer. Donc, cette partie est la plus importante parce qu’il se trouve dans cette partie, la nuit du destin qui est « Laylatoul Gadri ». Donc Laylatoul Gadri se trouve dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Le prophète Mohamed (PSL) a dit de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Cette nuit est très importante puisque Allah nous dit dans le Saint Coran que cette nuit est meilleure que mille mois.

Donc, si on adore Allah dans cette nuit de Laylatoul Gadri c’est comme si on avait adoré Allah pendant plus de mille mois. Mille mois c’est un peu plus de 83 ans 4 mois. Et, l’adoration d’Allah pendant cette nuit dépasse les mille mois, donc c’est très important. Nous savons qu’à notre temps, il est rare de voir quelqu’un atteindre 80 ans à plus forte raison dépasser 80 ans. Donc avoir une récompense qui est égale ou plus à 80 ans, c’est énorme. Donc voilà pourquoi cette dernière partie est très importante pour les musulmans.

Guineematin.com : alors, qu’est-ce qui est particulièrement demandé aux musulmans pendant ces dix derniers jours de ce mois de Ramadan ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : pendant ces dix derniers jours, surtout ces dix dernières nuit, c’est de prier, d’aller dans les mosquées, faire cette prière nocturne appelée Ghyamou Layli. Faire tout pour assister à cette prière et pendant les 10 ou 9 nuits. Donc cette prière, tout le monde peut y participer : les hommes, les femmes, les enfants, tout le monde. En tout cas, le Prophète Mohamed (PSL), quand cette 3ème partie du mois de Ramadan arrivait, il se levait, il attachait la ceinture et il réveillait sa famille. Tous ceux qui peuvent prier, il les réveillait pour participer à cette adoration. Donc c’est ce qui est demandé aux musulmans : d’aller dans les mosquées de minuit jusqu’à 4 heures du matin pour faire cette prière.

Il y a aussi une invocation à faire pendant cette période. Notre mère Aïcha, épouse du Prophète Mohamed (PSL) a demandé au Prophète : quand arrive la dernière partie du mois de Ramadan qu’est-ce qu’elle doit dire. Le prophète Mohamed (PSL) lui a dit de faire l’invocation suivante : Dieu, tu pardonnes, tu aimes à pardonner, pardonne-moi. Donc, c’est cette invocation qu’il faut réciter pendant ces dix derniers jours. Nuits et jours, surtout pendant la nuit. Ça c’est très important pour les musulmans. Donc, il faut retenir cette invocation. C’est la seule invocation que le Prophète Mohamed (PSL) a enseignée à notre mère Aïcha pour réciter quand arrive cette dernière partie du mois de Ramadan.

Guineematin.com : celui qui jeûne et fait tous ces actes d’adoration, à quoi peut-il s’attendre comme récompense ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : la récompense, comme on l’a dit à l’entame, si Allah nous donne la chance de tomber sur la nuit de Laylatoul Gadri, puisque personne ne sait dans ces 10 dernières nuits où se trouve Laylatoul Gadri. Personne n’en a cette connaissance. Il y a beaucoup qui se trompent, ils pensent que cette nuit se trouve dans la nuit du 26 au 27. Mais cela n’est pas fondé. Donc, c’est de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits. Si Allah vous accorde la chance et que vous tombez sur cette nuit, vous avez la récompense de quelqu’un qui a adoré Allah pendant plus de 83 ans et 4 mois.

Guineematin.com : après le jeûne, les musulmans doivent s’acquitter aussi du Zakatoul Fitr ou aumône de la rupture. Parlez-nous de cette aumône, et quelle est son importance ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : l’aumône de la rupture, c’est une aumône qui n’est pas comme les autres. Nous savons que l’aumône de façon générale, c’est quelqu’un qui est nanti, qui a les moyens, qui est censé la donner. Mais ici, ça ne demande pas beaucoup des moyens. Ici, même le bébé qui est né le jour de la fête, avant la prière, il doit donner cette aumône. C’est une aumône qui n’est pas comme les autres. C’est le chef de famille, c’est-à-dire le père de la famille qui doit s’acquitter de cette aumône, et pour lui et pour tous les membres de sa famille et tous ceux qui travaillent pour lui y compris les domestiques. Donc c’est la particularité de cette aumône qui est appelée Zakatoul Fitr. En tout cas, si on a de quoi manger et il y a du reste le jour de la fête, il faut donner forcément, obligatoirement cette aumône.

Guineematin.com : à quel moment doit-on donner cette aumône ?

Outaz Mohamed Ramadan Bah : il faut d’abord préciser que cette aumône, c’est 2 kg et demi de riz, parce que c’est le riz qui est l’aliment le plus consommé chez nous, donc c’est 2 kg et demi par personne : du père de famille jusqu’au dernier bébé, chacun doit enlever 2 kg et demi de riz. Et ça, il faut le dire, ce n’est pas une bascule qu’il faut utiliser pour peser, il y a un pot qui est conçu spécialement pour ça, c’est lui qu’il faut utiliser. Aussi, ce n’est pas l’argent qu’il faut enlever, c’est de la nourriture, la nourriture que nous consommons. Si c’est le riz que nous consommons, on doit enlever du riz, si c’est du maïs, il faut enlever du maïs, mais il ne faut pas donner de l’argent.

Au temps du Prophète Mohamed (PSL), il y avait de l’argent, mais il n’a pas donné de l’argent. On donne l’argent quand il n’y a de personnes qui ont besoin de la nourriture. Et ça, je crois ce n’est pas en Guinée. Je ne crois pas qu’il y a un endroit en Guinée où on a des gens qui n’ont pas besoin de la nourriture, surtout le riz. Donc il faut aller acheter le riz, peser avec le pot et donner ça aux pauvres musulmans. On peut commencer à distribuer cette aumône dès le 28ème jour du Ramadan. Mais il est préférable de donner cette aumône le jour de la fête, avant la prière. On se lève très tôt après la prière de l’aube, on compte les membres de la famille, on pèse avec le pot et automatiquement on commence à distribuer.

Et aussi, il est préférable de réunir cette aumône dans les mosquées. C’est meilleur. Pourquoi ? Parce que la plupart des pauvres viennent dans les mosquées. Donc, amener cette aumône dans les mosquées est mieux. Là aussi, la distribution doit se faire rapidement. Mais, ce qu’il faut éviter aussi, il y a beaucoup de mosquées où quand on amène l’aumône là-bas, les gens qui sont chargés de la collecte ne redistribuent pas. Ils prennent ça pour eux-mêmes. Ça, c’est interdit. Ce n’est pas dans toutes les mosquées, mais il y a des endroits où c’est comme ça que ça se passe. Donc ça, c’est quelque chose qu’il faut éviter. Quand on réunit cette aumône au niveau des mosquées, il faut penser aux pauvres parce que cette nourriture appartient aux pauvres.

Comme l’a dit le Prophète Mohamed (PSL), cette nourriture c’est pour les pauvres. C’est pour les aider à ne pas quémander le jour de la fête. Ce jour-là, comme tout le monde est dans la ferveur, dans la joie, eux aussi ils doivent participer à cela. Donc voilà, pourquoi cette aumône a été prescrite.

Interview réalisée par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Cancer de la peau : causes, symptômes, traitement… Prof. Bangaly Traoré à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 38 05385
Professeur Bangaly Traoré, chef service de cancérologie Oncologie de l’Hôpital national Donka, basé à l’hôpital Jean Paul II

Bien que peu connue de nos concitoyens, le cancer de la peau gagne du terrain en Guinée et préoccupe de plus en plus de personnes. Cette maladie qui affecte les cellules de la peau de l’Homme, peut conduire parfois jusqu’à l’amputation du membre atteint. Mais, qu’est-ce qui entraîne ce cancer et comment le guérir ? Ce sont là entre autres les questions que Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, chef service de chirurgie oncologie à l’hôpital national Donka, qui nous a accordé une interview. Nous vous proposons ci-dessous notre entretien.

Guineematin.com : le cancer de la peau est une préoccupation de beaucoup de personnes dans notre pays. Parlez-nous de cette maladie qui reste encore peu connue dans notre pays.

Professeur Bangaly Traoré : merci de me donner l’opportunité de parler d’un sujet aussi important que le cancer de la peau. Le cancer de la peau est un ensemble de maladies caractérisées par une multiplication cellulaire anarchique des différentes cellules qui composent la peau. Donc la peau est un constituant de plusieurs types de cellules et chacune de ces cellules peut être le siège de développement du cancer. Donc en fonction des types de cellules affectées, on parlera des types de cancer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est à la base du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : contrairement à certaines maladies, en matière de cancérologie, on ne parle pas de causes. Plutôt on parle de facteurs favorisant parce qu’il n’y a pas de relations de causes à effets. Donc il peut y avoir du cancer et que pour ce cancer, il y ait un ou plusieurs facteurs. Alors, il y a des cancers dont on n’a pas identifié les causes. Pour le cancer de la peau, le facteur principal, c’est l’exposition solaire parce que la peau c’est l’écran, c’est l’enveloppe qui protège notre organisme. Alors, l’exposition au soleil entraîne des lésions ou des brûlures chroniques au niveau de la peau. Si ces lésions ne sont pas réparées, les cellules vont être atteintes et on va assister au développement du cancer. Donc c’est le principal facteur.

Ensuite, il y a des facteurs chimiques qui sont liées à des produits chimiques. C’est notamment tout hydrocarbure aromatisé polycyclique. Tous les produits contenant des hydrocarbures aromatisés polycycliques tels que le goudron peut entraîner l’apparition du cancer de la peau. Il y a également des produits comme l’alchimique qui étaient autrefois fabriqués pour traiter certaines lésions de la peau. Ces produits sont considérés comme des produits cancérigènes. Nous avons la consommation du tabac. Il y a également les facteurs infectieux notamment l’infection par le virus du papillome humain qui est d’espèce humaine de type 8, qui est aussi un virus d’opportuniste et qui ne se développe presque pas chez le sujet immunocompétent, donc qui se voit fréquemment chez le sujet infecté par le VIH. Ce virus entraîne surtout le cancer de sarcome de kaposi.

Alors, il y a des lésions précancéreuses de la peau qui sont des lésions qu’on considère comme des maladies cutanées préexistantes, qui constituent le siège de développement des cancers de la peau. Il y a des lésions asthéniques, c’est-à-dire ce sont des séquelles des brûlures entraînées par l’exposition solaire, donc qui constituent les toutes premières lésions avant l’apparition du cancer. Il y a des lésions en Afrique surtout, ce sont des lésions cancéreuses sur les cicatrices des brûlures, des anciennes cicatrices et des ulcères chroniques non traités, donc il peut y avoir l’apparition du cancer de la peau.

Il y a également des maladies génétiques qui prédisposent au développement du cancer de la peau tel que l’albinisme. Chez les albinos, il y a un défaut de pigmentation de la peau. Donc c’est ce qui fragilise leur peau vis-à-vis de leur exposition au soleil. Il des sujets, heureusement que c’est une maladie rare, qui ne réparent pas les lésions cutanées provoquées par le soleil. Ce sont des sujets atteints des xeroderma pimentosum qui est une maladie très rare dont les sujets ne réparent pas les lésions provoquées par le soleil et qui font le cancer de la peau à 100%. C’est-à-dire c’est sont ces sujets-là qui n’ont la paix que lorsqu’ils ne sont pas exposés à la lumière ou aux rayons solaires. Il y a aussi des taches noirâtres au niveau de la peau qui, une fois exposées au soleil ou victimes de microtraumatisme, peuvent avoir le cancer de la peau.

Guineematin.com : quels sont les signes de manifestation du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : il faut considérer que toute lésion, toute ulcération, tout bourgeon de la peau doit être considéré jusqu’à preuve contraire comme un cancer de la peau. Le plus souvent, surtout en Afrique, une plaie qui siège au niveau de la jambe qui ne cicatrice pas pendant plus de trois semaines doit être considérée comme une lésion cancéreuse. Lorsque la plaie persiste pendant longtemps, il y a une transformation cancéreuse. Lorsque sur une cicatrice apparaît une plaie qui ne guérit pas pendant plus de 3 semaines, ça aussi ça doit être considéré comme un cancer de la peau. Lorsqu’on a une tache noirâtre quelle que soit sa localisation, qui change de taille, d’aspect, qui s’ulcère, qui saigne, c’est un cancer de la peau que l’on peut considérer jusqu’à preuve de contraire.

Guineematin.com : est-ce que le cancer de la peau est-il guérissable ? si oui, comment se fait le traitement ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est un des cancers qu’on peut guérir pratiquement à 100%, à condition que ces maladies soient vues à un stade précoce. La probabilité de guérison dépend des types de cancers. Il y a des cancers qui n’ont qu’une évolution locale c’est-à-dire qui ne se disséminent pas au niveau de l’organisme. Malheureusement, ces types de cancers ne sont pas fréquents chez nous les noirs. C’est un cancer qui est surtout trop fréquent dans la peau blanche. Les autres des cancers, sont des cancers qui ont des évolutions différentes qui peuvent, en fonction de leur stade, être traités.

Le traitement du cancer, quel que soit son emplacement, dépend de son stade de découverte et des moyens mis en place pour son traitement. Parmi les moyens que nous développons sur place, il y a la chirurgie, la chimiothérapie, les traitements médicaux du cancer. Il y a un volet important, le traitement qui nous aide pour optimiser le résultat chirurgical par exemple, c’est la radiothérapie mais qui malheureusement, jusque-là, n’est pas disponible dans notre pays. Parlant du traitement du cancer cutané, il y a l’intervention chirurgicale qui va de la plus simple des chirurgies, c’est-à-dire l’ablation de la fermeture de la plaie, l’ablation de la tumeur avec le développement des artifices pour pouvoir fermer la plaie. Ça c’est la chirurgie plastique.

Il y a aussi l’ablation de la maladie de la façon la plus étendue. Par exemple, des gens qui ont des cancers au niveau des membres, avec un envahissement de toutes les structures de la jambe tels que les os, les muscles, si on doit enlever ces cancers de façon vraiment carcinologique, enlever de façon totale, on est obligé de faire l’amputation, la désarticulation du segment du membre concerné. Donc il y a la chirurgie mineure et la chirurgie majeure. Chaque type de chirurgie est fait au cas par cas en fonction du type de patient avec toutes les conditions que je viens de citer. Il y a la chimiothérapie, ce sont des médicaments anticancéreux qu’on donne, pour traiter la maladie quand elle a surtout évolué.

Guineematin.com : y a-t-il des précautions, c’est-à-dire des comportements qu’on peut adopter et qui peuvent nous éviter d’attraper le cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est de se référer tout simplement aux facteurs favorisant l’exposition au soleil. Donc éviter au maximum de s’exposer au soleil surtout quand on a une peau fragile. Je prends l’exemple des albinos, les gens qui réparent difficilement les lésions provoquées par le soleil, ils doivent éviter l’exposition solaire prolongée. Il faut également éviter de consommer le tabac, consommer beaucoup de fruits et de légumes, consommer moins gras, pratiquer du sport. Cela va permettre de renforcer la capacité de résistance au niveau de l’organisme vis-à-vis de ces facteurs-là. En dehors de ça, il faut traiter les ulcères, les plaies chroniques. Il faut les traiter pour éviter le cancer de la peau. Surveiller la peau des personnes qui sont fragiles tels que les albinos, et il faut également surveiller les anciennes cicatrices des brûlures.

Guineematin.com: est-ce que vous disposez de statistiques en la matière dans votre service ?

Professeur Bangaly Traoré : je ne vous donnerai pas de chiffres de façon très globale parce qu’il y a différents types de cancers. En général, dans mon service de cancérologie qui est la référence dans le traitement des différents cancers, de tous sites confondus, le cancer cutané constitue pratiquement le 6ème cancer, la 6ème cause de consultation dans notre unité. Et quand on entre là-dedans, on verra qu’il y a différents types de cancers.

Ce que je vais dire enfin, c’est qu’on peut détecter précocement le cancer de la peau en surveillant par exemple les personnes qui ont des peaux fragiles, tels que les albinos, en évitant la dépigmentation, et consulter le plutôt que possible dès qu’on voit apparaître une ulcère chronique sur une cicatrice. Donc, il faut surveiller et détecter les lésions précancéreuses.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 91 92 25/666 91 92 25

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Avantages et inconvénients des contraceptifs : Dr Abdourahmane dit tout à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 18 05185
Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

L’usage de contraceptifs devient de plus en plus répandu dans notre pays au niveau de la couche féminine en âge de procréer. Les campagnes de sensibilisation menées dans ce sens, visant entre-autres à espacer les naissances, gagnent du terrain lentement mais sûrement.

Pour parler de la conception, de ses avantages et inconvénients, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec le Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com : qu’est-ce que la contraception et quelle est son importance ?

Dr Abdourahmane Diallo : la contraception, c’est l’ensemble des précautions qu’on observe pour avoir des relations sexuelles et éviter d’avoir une grossesse. La contraception joue un rôle capital dans la vie d’une femme, d’une famille, de la société, de tout un pays. Elle a plusieurs avantages. D’abord pour la mère, parce que vous savez que lorsqu’on prend une grossesse en un âge très jeune, donc à un moment où on est encore immature, on n’a pas la maturité qu’il faut, le risque pour la mère et pour l’enfant est extrêmement important. Donc, il y a des avantages d’abord sur le plan sanitaire. Le risque pour les enfants de mourir, est très important. Pour la mère aussi, c’est très important, lorsque la grossesse intervient à un âge très jeune, donc avant même l’âge de 18 ans. Lorsqu’on prend des grossesses en âge également très avancé, le risque d’avoir des complications et de mourir est très grand, et pour la mère pour l’enfant. Lorsqu’on fait des enfants à chaque moment, des enfants très rapprochés, ça constitue aussi le risque de décès maternel et même infantile. Ou alors, lorsqu’on fait trop d’enfants, des grossesses nombreuses, tous ces facteurs peuvent être évités par l’utilisation de la contraception. Donc, vous voyez que la contraception contribue à améliorer la santé de la mère et de l’enfant aussi. Sur le plan économique, il y a des dépenses. Quand il y a des maladies, le père de famille aussi a des problèmes. C’est lui qui prend en charge ce problème. Dans le pays également, lorsqu’il y a trop d’enfants, il y aura trop d’enfants à soigner, trop d’enfants à nourrir, trop d’enfants à scolariser et ça, ça continue à accentuer la pauvreté même dans le pays.

Guineematin.com : quelle sont les personnes qui doivent prendre des contraceptions ? Combien de types de contraceptifs existe-t-il ?

Docteur Abdourahmane Diallo : toutes les femmes en période d’activité génitale peuvent prendre les contraceptifs, pour qu’elles puissent avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent, au moment aussi qu’elles souhaitent avoir cet enfant. Donc, c’est toutes femmes, il n’y a pas une catégorie particulière Toutes les femmes en âge de procréer, qui ne souhaitent pas avoir un enfant, mais qui souhaitent avoir un rapport sexuel, peuvent utiliser une méthode contraceptive. Il y a plusieurs méthodes de contraceptifs, parmi ces méthodes, il y a des méthodes que nous appelons les méthodes hormonales, qui se présentent sur plusieurs formes. Certains contraceptifs hormonaux sous forme de comprimés qu’on appelle les pilules. Il y a des méthodes hormonales, d’autres se présentent sous forme injectable. Il y a aussi des implants, c’est des petits bruns qu’on place sous la peau sur la face interne du bras gauche de la femme. Il y a aussi des méthodes qu’on appelle les méthodes de barrières, ce sont des méthodes qui empêchent les femmes d’être en contact avec le sperme du conjoint. C’est notamment les condoms, appelés préservatif ou capote, il y a en pour les hommes et les femmes. Il y a aussi les diaphragmes, c’est des petits dispositifs ou la carte que la femme peut placer dans son appareil avant le rapport sexuel pour ne pas qu’elle soit en contact avec le sperme… Parmi ces méthodes modernes, on a parlé des méthodes, il y a des méthodes variées et mécaniques, notamment le dispositif intra-utérin, c’est un type d’appareil qu’on met dans l’utérus de la femme et qui la protège contre la grossesse pendant 12 ans… Il y a la méthode de l’abstinence périodique, il y a la méthode de l’allaitement maternel, chez une femme qui a accouché, dont le bébé est âgé de moins de 6 mois qui n’a pas encore revu ses règles et qui ne pratique que l’allaitement, est protégée contre la grossesse jusqu’à ce que l’enfant ait l’âge de 6 mois. Mais, s à condition qu’elle pratique l’allaitement maternelle exclusif

Guineematin.com : l’utilisation de contraceptifs n’a-t-elle pas d’inconvénients à la longue ?

Docteur Abdourahmane Diallo : oui, ces méthodes contraceptives là ont des effets qu’on appelle des effets indésirables. Les contraceptifs ont des avantages, ils ont aussi des effets indésirables. Il y a certaines méthodes qui peuvent perturber leur cycle menstruel, soit provoquer l’absence, ou peut faire que la femme saigne quelque fois de façon rapprochée, chaque fois elle fait des petits saignements. Mais, c’est des effets qui sont réversibles. Si vous comparez les inconvénients de ces effets aux avantages qu’on a cités plus haut, par rapport a une grossesse indésirable, qui conduit souvent les femmes même à pratiquer les IV (Interruption Volontaire de grossesse), des avortements provoqués avec toutes les conséquences que cela comporte. Mais, vous verrez que les avantages sont nettement supérieurs aux effets indésirables. Mais, les pilules par exemple même sont utilisées pour soigner quelques problèmes, tel que quand il y a certaines femmes qui ont des troubles menstrues, chez certaines femmes qui n’arrivent pas à avoir des enfants, on utilise ses pilule. Il y en a qui font grossir. Certaines femmes, quand elles prennent des pilules, elles peuvent augmenter de poids. Et les inconvénients, c’est qu’elles ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Guineematin.com : quels sont les aliments ou les produits à ne pas consommer pendant l’utilisation des contraceptifs ? Est-ce que les filles qui se marient en âge avancé peuvent avoir des complications pour faire des enfants ?

Docteur Abdourahmane Diallo : tous les aliments néfastes à la santé doivent être évités quand on prend des contraceptifs. Il est déconseillé de prendre du tabac ou de l’alcool. Vous savez, la fertilité de la femme diminue beaucoup à un âge avancé, notamment à partir de 35 ans. La chance pour la femme d’avoir un enfant devient très faible à cet âge, mais c’est possible. Seulement, elle n’a pas les mêmes chances comme si elle cherchait à avoir un enfant quand elle avait l’âge de 20 ans par exemple. Après 35 ans, le risque est l’hypertension au cours de la grossesse, le risque de développer le diabète au cours de la grossesse est très élevé. Ces deux pathologies aussi ont d’autres complications qui sont extrêmement graves, sans oublier aussi le risque que l’enfant développe la malformation est très élevée lorsque la mère est âgée de plus de 35 ans. Certaines malformations sont très graves.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

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La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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Journée de l’Afrique 2019 : l’ancien maire de Labé s’interroge sur le bilan d’Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine

26 mai 2019 à 12 12 43 05435
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé

En ce 25 mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abéba de l’Organisation de l’Unité Africaine, l’ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo s’interroge sur le bilan du président Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce 25 Mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abeba de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine (UA), s’est déroulé timidement, sans rassemblement public en dehors d’une timide manifestation de panafricanistes à Conakry, sans déclaration officielle, contrairement à la tradition du passé incarné par les feux présidents Ahmed Sékou Touré et Général Lansana Conté.

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

« Ce qui est anormal au regard des nombreux efforts et sacrifices consentis par la Guinée en faveur d’une Afrique véritablement unie et solidaire. Seuls les médias privés en particulier ont cherché à faire revivre l’évènement avec des invités de marque en provenance de la société civile. La radio nationale, elle, s’est contentée, d’une note du rédacteur en chef du journal parlé. Or, personne ne devrait ignorer que la réalisation de l’équilibre politique, économique, social et culturel de chaque pays du continent repose essentiellement sur un certain nombre de préalables qui, si variés soient-ils, se ramènent à l’indispensable unité d’action fondée sur une participation effective et solidaire de ses 55 Etats membres aujourd’hui » a déploré l’ancien maire UPR de Labé.

Il rappelle qu’au lendemain de son indépendance en 1958, la Guinée consciente des défis de développement et de sécurité à relever, avait inscrit dans sa première constitution, une disposition spécialement unitaire consacrée à ses relations internationales. A l’article 34 du Titre 8, il est écrit : « La République de Guinée peut conclure avec tout Etat africain des accords d’association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de sa souveraineté en vue de réaliser l’Unité africaine.»

Il semble que c’est pourquoi le président Ahmed Sékou Touré, à l’occasion des sommets de l’OUA, il a développé de 1966 à 1983, une politique africaine très active.

« Lors du 19ème sommet tenu à Addis-Abeba en 1983, le président guinéen a proposé que le 20ème sommet à tenir en 1984, ait lieu dans la capitale guinéenne, Conakry. Comme on le sait, le 12 juin, date de clôture du 19ème sommet, l’offre de la Guinée fut acceptée. Dès lors, notre pays s’est employé à préparer sérieusement cet évènement de portée historique pour la Guinée : le Palais des Nations et 57 villas luxueuses d’un style marocain ont été édifiés » ajoute Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo.

Malheureusement, le 20ème sommet de l’OUA ne se tiendra pas à Conakry comme promis par les chefs d’Etat et de gouvernement, à cause du décès du président Sékou Touré en mars 1984.

« Le peuple de Guinée en fut profondément touché. Il a fallu donc attendre que le destin joue en faveur de la Guinée, pour voir, le 30 janvier 2017, le Professeur Alpha Condé, chef de l’Etat, porté à la tête de l’Union africaine pour un an. Par cette élection, la Guinée venait de récupérer ce qu’elle avait perdu en 1984. Ce plébiscite était à ressentir comme une fierté nationale, même si certains avaient affirmé haut et fort qu’une élection à la tête de l’UA n’était pas liée à un mérite, et par conséquent elle ne représentait en aucun cas un enjeu de taille. Bien sûr, c’était là une aberration qui nous avait fait perdre le sens de l’intérêt national, de notre honneur et de notre dignité en tant que Nation. Et c’était là aussi une mauvaise appréciation de la situation qui avait abouti à ce plébiscite. En effet, la présidence tournante de l’UA revenant cette année-là à la CEDEAO, les 16 pays membres de cette organisation acceptèrent la candidature du président guinéen pour remplacer à la tête de l’UA son homologue tchadien, le président Idris Deby » précise l’ancien maire de Labé.

L’on se rappelle aussi que cette candidature avait été validée en décembre 2016 à Abuja, au Nigeria par les chefs d’Etat réunis à l’occasion de leur 50ème sommet. Et c’est pour cette raison, quelques heures avant l’ouverture du 28ème sommet de l’UA, les chefs d’Etat, lors d’un huit clos, validèrent à leur tour le choix de la CEDEAO.

« Tout cela pour dire que cette élection était loin d’être un simple passage de témoin. Cependant, il faut noter que par rapport à cette élection, Sékhoureya a raté deux opportunités particulièrement importantes pour accroître son rayonnement, sa crédibilité auprès des masses guinéennes. D’abord dès lors que la CEDEAO fut favorable à l’élection de la Guinée, Sekhoutoureya aurait dû, en reconnaissance aux efforts et sacrifices consentis par le premier président guinéen pour que le 20ème sommet de l’OUA se tienne à Conakry, déclencher une offensive diplomatique pour obtenir que Conakry soit retenue pour abriter le 28ème sommet de l’Union Africaine de 2017. Sékhoutouréya aurait alors connu un soutien populaire massif, un climat politique et social des plus apaisés pour soutenir le Professeur Alpha Condé dans l’exercice de sa fonction de président de l’UA. Le président Ahmed Sékou Touré même aurait de sa tombe poussé un ‘’ouf’’ de soulagement et n’aurait pas tari, avec la permission de Dieu, en bénédiction à l’endroit de l’héritier de l’Etat qu’il a conçu, créé et développé. Ensuite, le président aurait dû, une fois à la tête de l’UA, informé largement le peuple des défis et enjeux de cette organisation panafricaine, et surtout de ce qu’il voulait comme soutien de la part de la société civile, des médias, des institutions, de l’Université et de la classe politique dans sa diversité » insiste-t-il.

En ne l’ayant pas fait ou fait suffisamment, l’ancien maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampirinng Diallo se demande aujourd’hui si le passage du président Alpha Condé à la tête de l’UA a été une réussite ou un échec ?

« On sait que l’UA travaille en fonction d’un agenda subdivisé en tranches. A titre d’exemple, l’agenda 2035 a bien inscrit des points parmi lesquels on peut citer : créer un réseau ferroviaire à grande vitesse en vue de relier les capitales et les pôles commerciaux du continent ; créer une université africaine virtuelle pour accélérer le développement du capital humain de la science, de la technique et de l’innovation ; adopter une stratégie de commercialisation des produits de base en vue de donner au continent les moyens de promouvoir un secteur de matières premières dynamiques ; mettre en place un forum africain annuel réunissant leaders politiques, secteur privé, monde universitaire et société civile pour discuter de l’agenda 2063 ; intensifier le commerce interafricain d’ici 2022, de parler d’une seule voix dans les négociations commerciales internationales en mettant en œuvre les institutions bancaires ; instituer un passeport africain, créer un marché unique de transport aérien ; créer un projet social pour renforcer le développement africain dans de nombreux domaines : agricultures, gestion des catastrophes naturelles, télédétection, prévision climatique, secteur bancaire et financier, défense et sécurité pour ne citer que ceux-là. A la tête de l’UA, il a dû trouver des dossiers chauds comme : lutter contre le chômage et l’immigration clandestine, résoudre les conflits et les crises politiques notamment en RDC, au Burundi et au Gabon, superviser la mise en œuvre de l’Action de la Force africaine en attente (FAA), poursuivre la mise en œuvre de l’agenda 2035, s’intéresser à la vie de certains étudiants, promouvoir la libre circulation des biens et des personnes, assurer un retour sécurisé de la diaspora africaine, poursuivre le processus d’instauration d’une zone de libre échange africaine. Dans cet éventail de tâches à accomplir, quelle a été la contribution de la présidence guinéenne ? » s’interroge Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo avant de conclure : « si un tel compte rendu avait pu être exécuté dans les règles de l’art, comme savait bien le faire le stratège président Ahmed Sékou Touré, les crises socio-politiques de 2017 allaient être évitée, ou réduites. Ce qui allait ouvrir au président Alpha Condé un boulevard pour de nouvelles conquêtes, car il aurait été l’homme de la situation.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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