C’est sous un tonnerre d’applaudissements que le député Ousmane Gaoual Diallo a fait son entrée au siège de l’UFDG ce samedi, 12 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti. A moins de 48 heures de la manifestation du FNDC, Ousmane Gaoual a tenu un discours musclé pour battre le rappel des troupes, devant des militants très enthousiastes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’était la foule des grands jours ce samedi au siège du principal parti de l’opposition. A son arrivée, Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, a été longuement ovationné.

A l’entame de son discours, Ousmane Gaoual Diallo a laissé entendre que nul ne reculera face à la « dictature » et que toutes les dispositions ont été prises pour que la communauté internationale soit témoin de ce qui se passera en Guinée le lundi 14 octobre. « Nul ne reculera face à la dictature du pouvoir en place… Soyez sans crainte. Quatre vingt (80) drones vont êtres lancés à partir de cinq heure (5) heures du matin pour surveiller tout ce qui aura lieu, pour faire en sorte que rien ne nous échappe, pour que les visages de la tyrannie soient connus, pour que les assassins puissent être démasqués et pour que cela serve à la communauté internationale », a t- il indiqué.

Droit dans ses bottes, le député de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a expliqué que cette fois-ci, ils sortiront vainqueurs de cette lutte destinée à empêcher Alpha Condé à s’octroyer un 3ème mandat. « Nous n’allons pas échouer le lundi parce que vous savez, les dictateurs pour les vaincre, il y a trois choses : le premier, c’est lorsque le peuple a décidé qu’il n’a pas peur de ceux qui tirent sur lui et s’il décide d’envahir l’espace public, la dictature s’effondre ; la deuxième chose, c’est lorsque ceux qui tirent ont décidé de ne plus tirer. C’est ce qui est arrivé au Soudan, en Égypte et au Burkina Faso. Parce que les militaires guinéens, les gendarmes, les policiers se sont engagés solennellement à ne pas ouvrir le feu sur leurs frères guinéens, personne ne reculera ; et la troisième chose ; pour arriver au bout de la dictature, c’est le soutien de la communauté internationale. Et, partout en Afrique, les gens disent à Alpha Condé que nous n’accepterons pas la modification et l’introduction d’une nouvelle constitution », a t- il expliqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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