Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, grâce à une médiation de monsieur Cécé Loua, ancien maire de la commune urbaine de N’zérékoré, les autorités administratives locales (Gouverneur et préfet et maire) ont engagé des négociations avec les responsables de l’antenne locale des opposants à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Comme on le sait, à quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat à la tête du pays, le président actuel de la Guinée veut changer la constitution pour rester au pouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Ce qui est contraires aux lois de la République.

Pourtant, actuellement, tous les promoteurs d’un changement de la Constitution qui permettrait au président Condé de s’éterniser au pouvoir bénéficient du soutien affiché de l’Etat qui déploie des moyens matériels, humains, financiers et surtout une large couverture, via les médias d’Etat.

Mais, ceux qui s’exprimer CONTRE cette volonté du professeur Alpha Condé de violer les lois du pays pour rester au pouvoir sont traqués, jugés et condamnés à Conakry et à l’intérieur du pays.

A N’zérékoré, c’est suite à une marche de soutien à un changement de la Constitution que les opposants à un 3ème mandat ont décidé, eux aussi, de sortir, le jeudi dernier, 13 juin 2019, pour prouver à l’opinion qu’ils sont de loin les plus représentatifs des citoyens de la ville. Mais, les autorités locales ont refusé et déployé des agents pour réprimer la marche pacifique. Ce qui a entraîné la mort d’un manifestant, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Mais, la détermination des opposants n’a pas varié, même à cause des menaces, arrestations et autres formes de pression. Ils ont alors annoncé une autre marche qui devrait se dérouler demain, 20 juin 2019, et demandé aux autres préfectures de la région d’en faire autant…

C’est donc pour éviter d’autres dégâts (humains et économiques) dans la ville, et plus généralement la région, que le très populaire Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré, s’est proposé en médiateurs entre les autorités locales et les responsables de l’antenne régionale du Front national pour la défense de la Constitution (les anti troisième mandat pour le chef de l’Etat actuel de la République de Guinée).

Entamées hier, mardi 18 mai 2019, ces négociations ont abouti, ce jeudi soir, à un accord de sortie de crise qui a finalement été signé par les différents protagonistes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du procès-verbal :

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