L’appel du Front National pour la Défense de la Constitution à une journée ville morte a été partiellement suivi à Labé. Même si certaines activités ont repris timidement ce jeudi, 17 octobre 2019, la ville reste toujours paralysée, selon le constat d’un correspondant de Guineematin.com sur place.

Après trois jours de manifestations de rue, le FNDC a appelé à une journée ville morte ce jeudi. La structure composée de partis d’opposition, d’acteurs de la civile et de syndicats entre autres, a demandé aux Guinéens de rester à la maison pour protester encore une fois contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Et, ce mot d’ordre a été respecté par certains habitants de Labé, mais pas tous.

Contrairement aux trois précédents jours pendant lesquels tout était à l’arrêt, certaines activités ont fonctionné ce jeudi dans la ville. En plus de l’administration qui a travaillé ce jour, certains commerçants ont ouvert partiellement les portes de leurs boutiques et d’autres hommes de métiers vaquent à leurs occupations. Au marché Yenguéma (marché de vente de condiments), on constate une grande affluence. Vendeuses et clientes se bousculent sur place après avoir passé trois jours à la maison.

Par contre, les écoles restent toujours fermées. A certains endroits, on a constaté la présence des responsables dans les établissements scolaires, mais les enseignants et les élèves brillent par leur absence. Les banques primaires et le marché central de la ville restent également fermés. Dans les rues, les traces laissées par les manifestations de ces derniers jours sont encore fortement visibles. Et dans les échanges, plusieurs citoyens se disent déterminés à descendre à nouveau dans la rue pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de troisième mandat.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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